/image%2F0932250%2F20260816%2Fob_2bb39c_ou.png)
Lors d’un rassemblement politique à Garden City dans l’État de New York, le président républicain a changé de discours, vendredi 14 août, en reconnaissant que les prix des hydrocarbures continueraient d’augmenter, le temps du conflit avec l’Iran.
Par Johanna Beeckman (revue de presse : Ouest-France – 15 août 2026)*
Donald Trump serait-il en train de changer son discours sur la hausse des prix de l’essence ? Lors d’un rassemblement politique à Garden City dans l’État de New York, vendredi 14 août, le président américain a exhorté ses concitoyens à accepter une légère augmentation des prix de l’essence, tant que le conflit avec l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz se poursuivront. Mais ce serait seulement un tout petit peu plus cher, a minimisé le dirigeant, le temps de s’assurer que l’Iran, pays très maléfique ne puisse posséder l’arme nucléaire. C’est ce motif qu’avait invoqué Washington pour attaquer le pays conjointement avec Israël, le 28 février 2026.
Des prix « pas très élevés »
Si le président américain continue de se dédouaner en jetant la faute sur Téhéran, il reconnaît toutefois que les prix des hydrocarbures, estimés le vendredi 14 août à 4,08 dollars - soit plus 29 % de plus que l’an dernier -, risquent encore d’augmenter, le temps du conflit dont les négociations sont au point mort. Cette dernière déclaration diffère avec l’habituelle négation du chef d’État qui, début juin, affirmait encore que les prix n’étaient pas très élevés, alors que le gallon d’essence atteignait 4,16 dollars.
Donald Trump s’éloigne ainsi encore un peu plus des promesses de sa campagne pour revenir au pouvoir en janvier 2025, concernant la réduction des coûts de l’énergie et la maitrise de l’inflation. Un changement de cap, s’il est maintenu, qui risque de faire défaut au camp républicain, à moins de trois mois des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Selon une enquête d’opinion de CNN, le parti ne recueille que 34 % d’opinions favorables, le pire score depuis Richard Nixon à la veille de sa démission en 1974.
*Source : Ouest-France