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France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak et du Golfe à l'Atlantique. Traduction d'articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne.


Pause-funérailles pour Trump tandis que Netanyahu, acculé, repart à Washington rappeler d’où vient l’argent

Publié par Gilles Munier sur 6 Juillet 2026, 07:25am

Catégories : #iran, #Ali Khamenei., #Trump, #Netanyahou

Par IntelSky (revue de presse: Spirit of Free Speech - 5 juillet 2026)*

Les funérailles iraniennes grandioses ont porté un coup dur aux calculs politiques et aux estimations des services du renseignement américains, forçant Trump à admettre son erreur d’appréciation.

La “parenthèse des funérailles” met en évidence l’impuissance de Washington et la confusion d’Israël… et Ormuz rejette la démonstration de force américaine. — Talal Nahle

Dix-huit jours après la signature du protocole d’accord, la “diplomatie du deuil” impose son rythme à la région, contraignant Washington et Tel-Aviv à se plier à une pause forcée jusqu’à la fin des cérémonies d’adieu au Guide suprême iranien auxquelles participent plus d’un million de personnes. La situation dans son ensemble reflète la dégringolade du pari américain. Alors que Trump s’attendait à un effondrement interne de l’Iran, il a été surpris par un soutien populaire sans précédent coïncidant avec l’échec de la campagne de son secrétaire d’État pour dissuader diverses nations de participer aux funérailles. Cet échec diplomatique s’accompagne d’une escalade de la confrontation silencieuse dans le détroit d’Ormuz, où Washington teste le contrôle de Téhéran en y envoyant un navire sous forte escorte aérienne.

Pendant ce temps, Israël poursuit sa descente aux enfers sur fond de contradictions libanaises, alors que le Grand Sérail se désengage de toute participation au retrait et que Trump met son veto aux opérations militaires de Netanyahu.

1. La surprise de Trump et les funérailles (l’effondrement du pari sur le démantèlement interne)

Les funérailles grandioses, qui en sont à leur deuxième jour, ont porté un coup dur aux calculs politiques et aux estimations des services du renseignement américains, forçant Trump à admettre son erreur d’appréciation.

  • Les aveux de Trump : dans une interview accordée à Axios, le président américain a explicitement admis :

“J’ai été surpris de voir des Iraniens pleurer lors des funérailles de Khamenei, car je croyais que le peuple le détestait”.

Cette déclaration expose l’échec des tentatives de la CIA d’attiser les troubles en soutenant certaines factions, et prouve que l’assassinat a renforcé la cohésion nationale iranienne et atténué les divergences internes, faisant des funérailles une “deuxième révolution” en faveur de la résistance — un sentiment repris par le journal israélien Yedioth Ahronoth, qui a qualifié la foule d’“épine dans le pied des États-Unis”.

  • Une pause forcée : Trump a annoncé une pause d’une semaine dans les négociations, confirmant un cessez-le-feu de part et d’autre pendant les funérailles. Malgré sa tentative de présenter la question comme une “faveur” ou d’affirmer que les Iraniens “implorent un accord”, la réalité sur le terrain et les déclarations du ministère iranien des Affaires étrangères prouvent que Téhéran utilise cet événement comme moyen de pression pour dicter ses conditions et affirmer son indépendance, réitérant ainsi sa menace de représailles comme un droit non négociable.
  • Mesures sécuritaires : Conscients de la potentielle traîtrise américaine et israélienne, les services de sécurité iraniens ont empêché le nouveau Guide suprême (Mojtaba Khamenei) de diriger publiquement la prière funéraire, craignant qu’Israël n’exploite l’événement pour l’assassiner, sachant que Netanyahu ne respecte aucune convention et cible les civils pour atteindre ses objectifs.

2. L’épreuve d’Ormuz et la démonstration de force

Les eaux du Golfe et du détroit d’Ormuz sont devenues le terrain d’une épreuve de force, où les États-Unis tentent de regagner leur prestige maritime révolu.

  • Avertissement iranien : le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a lancé un avertissement sans équivoque, soulignant que le détroit d’Ormuz n’est pas le théâtre de parades militaires et que les États riverains sont seuls responsables de sa sécurité.
  • La manœuvre américaine : Au mépris de ces avertissements, les États-Unis ont tenté d’escorter un cargo grec (le MINOAN SKY) à travers le périmètre omanais, avec le soutien d’une couverture aérienne américaine composée de sept avions ravitailleurs et d’un avion AWACS (E-3). Cette initiative fait suite au reportage de Bloomberg faisant état du repli et de la volte-face d’au moins huit navires qui ont fui la route américaine pour rejoindre la route iranienne. La situation actuelle se résume à une lutte entre la tentative de Washington de prouver sa capacité à protéger la navigation et l’insistance de Téhéran à imposer une réalité de souveraineté absolue.

3. Désarroi israélien et le veto de Washington sur le Liban

La crise de l’entité israélienne s’aggrave sous l’effet de sa subordination absolue aux décisions américaines, de ses dissensions internes et de l’absence de perspectives militaires au Liban.

  • Freiner Netanyahu : la chaîne israélienne Channel 15 a confirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a sollicité la permission de mener une opération militaire dans la région d’Ali al-Taher, au sud du Liban, mais que le président américain Donald Trump lui a explicitement demandé de reporter cette opération, préférant se concentrer sur la conclusion de l’accord avec l’Iran. Ce veto confirme les déclarations de l’ancien chef du Shin Bet, Ami Ayalon, selon lesquelles Netanyahu a besoin que la guerre se poursuive pour assurer sa survie politique, et que Washington n’est plus disposé à couvrir son aventurisme.
  • Crise des réservistes et isolement : Confrontée à une grave pénurie d’effectifs, l’armée d’occupation a l’intention d’émettre des ordres de mobilisation d’urgence pour prolonger de deux mois supplémentaires le service des conscrits, aggravant ainsi considérablement les difficultés financières et attisant la colère des Israéliens. Sur le plan politique, le voyage à New York du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a été annulé par crainte d’une arrestation et de manifestations, confirmant l’isolement croissant et les poursuites judiciaires dont font l’objet les dirigeants de l’entité.

4. La situation au Liban et un cadre-accord fragile

Le front intérieur libanais est le théâtre de divisions croissantes sur la nature de l’accord avec Israël, à la lumière de déclarations officielles contradictoires.

  • Le revirement de Siniora : L’ancien Premier ministre Fouad Siniora a lancé une véritable bombe via Al Jazeera en admettant que l’accord-cadre “n’évoque pas de retrait israélien, mais seulement un redéploiement”, justifiant ce revirement en affirmant que l’État aurait été contraint de négocier. Cette déclaration réduit à néant les promesses des autorités et confirme que l’accord signé constitue une dangereuse concession souveraine.
  • Stagnation à Baabda et explosions dans le Sud : Pour sa part, le président Joseph Aoun a tenté de rattraper la situation en affirmant que l’accord prévoit le déploiement de l’armée pour maintenir l’ordre, mettant en garde contre toute tentative de sédition ou de renversement du gouvernement. Sur le terrain, l’armée d’occupation continue de mener une politique de terre brûlée, déclenchant des explosions dans les villes de Kfar Tebnit, Kounine et Haddatha pour entraver tout retour à la stabilité. Ces attaques retardent cependant la formation du “Comité tripartite” et font obstacle au début de la mise en œuvre des zones dites “expérimentales”.

Conclusion et perspectives stratégiques

Le dix-huitième jour de trêve instaure une phase temporaire de “ni guerre, ni paix” dans un contexte de pause dans les négociations irano-américaines.

Les images des funérailles qui ont rassemblé plus d’un million de personnes prouvent l’échec de la théorie d’un effondrement interne de l’Iran et contraignent Washington à prendre acte de la stabilité de la structure politique à Téhéran.

Les États-Unis, qui ont choisi de protéger leurs marchés financiers (en forte baisse selon la Bank of America), ne prendront pas le risque d’une escalade dans le détroit d’Ormuz, et leurs manœuvres aériennes et navales actuelles ne visent qu’à sauver la face avant la conclusion de l’accord permettant de débloquer les avoirs gelés.

Quant à Israël, Netanyahu, contrarié par le veto de Trump au Liban et en proie à une crise militaire sans précédent, va tenter d’exploiter sa rencontre prochaine avec Trump la semaine prochaine pour obtenir un soutien politique et éviter l’effondrement de sa coalition. Cependant, la réalité de terrain confirme que l’accord-cadre au Liban ne vaut même plus que de l’encre sur du papier, et qu’un retrait ne peut être négocié qu’en réimposant de nouveaux rapports de force immédiatement après la fin de la trêve des funérailles.

Mise à jour du 5 juillet 2026

Le peuple iranien, que les États-Unis et les médias à la solde de leur propagande qualifient d’opprimé, prétendument soumis à un régime tyrannique et dirigé par un chef “terroriste”, est descendu dans la rue pour adresser un message clair aux tyrans américain et israélien : votre hypocrisie et les mensonges dont vous usez depuis trop longtemps pour détruire des nations souveraines ne prévaudront pas en Iran.

Le spectacle de ces foules immenses ne laisse guère de place au doute quant au respect porté à leurs dirigeants, à leur système politique et au mépris inspiré par le récit de Trump.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est que le début de ces manifestations populaires. Nous assisterons demain à des scènes encore plus spectaculaires et impressionnantes.

Traduit par Spirit of Free Speech

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