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Par Agencias (revue de presse : Democrata – 6 août 2026)*
Le gouvernement irakien a lancé ce mercredi un sérieux avertissement aux organisations armées qui opèrent sur son territoire : tout groupe qui utilise le sol irakien "pour lancer des attaques contre des pays voisins" sera considéré comme "des criminels qui doivent être combattus". Cette position s'inscrit dans la stratégie de Bagdad pour consolider le monopole étatique des armes et, comme l'ont rappelé aux milices, à partir d'octobre, ce type d'actions sera poursuivi en vertu de la loi antiterroriste.
La coalition de l'administration d'État, qui regroupe le bloc chiite Cadre de coordination, les principales formations kurdes et sunnites et des indépendants affins, a réitéré son soutien "aux initiatives visant à restreindre l'utilisation des armes à l'État, conformément au programme ministériel approuvé par le Conseil des représentants et promulgué comme loi", selon ce qu'a publié sur les réseaux sociaux le bureau de presse du Premier ministre, Alí al Zaidi.
Le communiqué souligne qu'un des axes de ce programme est "d'empêcher que le territoire irakien soit utilisé comme plateforme pour lancer des attaques contre des pays voisins ou pour impliquer l'Irak dans des conflits qui ne bénéficient pas aux intérêts de son peuple".
Dans cette ligne, la coalition au pouvoir a souligné que "la coalition considère que ceux qui se livrent à de tels comportements commettent un crime contre la sécurité du pays et seront considérés comme des criminels qui doivent être combattus, conformément aux articles de la Constitution qui interdisent l'utilisation d'armes en dehors du contrôle de l'État et la formation de toute organisation armée étrangère aux forces armées officielles".
Lors de la réunion présidée par Al Zaidi, à laquelle ont participé le président du Parlement, Haibat al Halbusi ; le président du Conseil supérieur de la magistrature, Faiq Zaidan ; le président de la région du Kurdistan irakien, Nichirvan Barzanim, et les dirigeants de la coalition de l'administration d'État, il a été insisté sur le calendrier fixé : après le 30 septembre 2026, "toute activité armée en dehors du cadre de l'État sera sanctionnée conformément à la loi antiterroriste".
En même temps, les présents "ont condamné les attaques contre les unités des forces armées irakiennes et le martyre de plusieurs de leurs membres", en référence aux bombardements lancés par les États-Unis et l'Arabie saoudite à la fin juillet contre des milices pro-iraniennes en Irak.
Dans le pays, de nombreux groupes armés agissent, parmi eux des factions pro-iraniennes notables comme Kataib Hezbollah. Malgré leur caractère milicien, cette organisation ainsi que d'autres similaires sont intégrées sous l'égide des Forces de Mobilisation Populaire (FMP), une coalition paramilitaire pro-iranienne liée au gouvernement et intégrée dans l'appareil de sécurité de l'État, ce qui place Bagdad dans une position délicate lorsque ces forces sont impliquées dans des disputes régionales.
Sur le plan régional, les autorités irakiennes présentes à la rencontre ont réitéré leur soutien "aux efforts pour promouvoir la désescalade et le dialogue" dans un contexte marqué par la guerre de leur voisin l'Iran et les offensives d'Israël dans la bande de Gaza et au Liban.
En cohérence avec cette position, elles ont exprimé "leur rejet de l'utilisation de la force pour résoudre les conflits et leur disposition à jouer un rôle positif dans la réduction des différences entre les parties en conflit, contribuant ainsi à la préservation de la sécurité régionale et à la protection des intérêts communs".
De plus, "les participants ont également abordé la situation dans les pays voisins, en soulignant l'importance de renforcer la sécurité des frontières, de lutter contre le terrorisme, le trafic de drogue et le crime organisé, et de développer les relations de l'Irak" tant dans l'environnement régional qu'au niveau international, sur la base "d'intérêts mutuels, du respect de la souveraineté et de la non-ingérence".
*Source : Democrata