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Par la rédaction de The Cradle (revue de presse - 25 juin 2026)*
Malgré les affirmations américaines quant au retrait israélien, des responsables libanais font état de violations flagrantes commises par les forces d’occupation.
-Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu “aurait convaincu” le président américain Donald Trump de soutenir la poursuite de l’occupation israélienne du Sud-Liban, rapporte Yedioth Ahronoth le 25 juin.
Cette stratégie permet à Israël de rester retranché sur le territoire libanais occupé dans le cadre d’un “cessez-le-feu total” qui réserve à Tel-Aviv le “droit” de frapper les menaces présumées à sa seule discrétion.
Selon le média hébreu, des sources ont qualifié le cinquième cycle de négociations menées par Washington entre le Liban et Israël de “pire cycle à ce jour”, marqué par une atmosphère “tendue et négative”.
Alors que les États-Unis font pression pour la création de “zones pilotes” où l’armée libanaise pourrait se déployer, les responsables israéliens prétendent que les contraintes politiques internes et l’approche des élections rendent tout retrait pratiquement impossible.
Les deux parties seraient frustrées par l’inclusion d’une clause relative au Liban dans le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, que Washington aurait ajoutée sans consulter aucune des deux parties, sous la pression iranienne.
Le Hezbollah a respecté les termes du cessez-le-feu, alors même que les forces israéliennes poursuivent leurs frappes sporadiques, comme cette attaque de drone jeudi qui a tué trois personnes près de Maifadoun, dans le sud-est du Liban.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, soutient que les troupes d’occupation israéliennes ne se retireront pas du Liban “même si les États-Unis l’exigent”, déclarant à des responsables locaux à Tel-Aviv que plus de 200 000 civils libanais “ne rentreront pas” chez eux.
Le Département d’État américain a précédemment affirmé qu’Israël aurait réduit sa présence en guise de geste de “bonne foi”. Cependant, des sources tant libanaises qu’israéliennes ont démenti cette affirmation, des militaires israéliens confirmant qu’aucun ordre de retrait n’a été donné.
Des responsables militaires libanais font état d’une situation bien différente, soulignant que les soldats israéliens imposent de manière agressive des zones tampons, même à l’armée libanaise, et auraient fait marche arrière sur une décision antérieure de se retirer de Wazzani et d’Ain Arab.
De son côté, le Hezbollah affirme continuer à surveiller les “violations flagrantes” de la trêve, citant notamment une frappe de drone à Dawhat Kfar Rumman qui a tué deux civils, dont un employé municipal, alors qu’ils inspectaient leurs maisons.
Ces violations incessantes ont poussé Téhéran à menacer de “suspendre” ses pourparlers de haut niveau avec Washington si Israël refuse de mettre fin à l’occupation du territoire libanais.
Sous la pression de Téhéran, les hostilités ont déjà été suspendues, mais Tel-Aviv continue de revendiquer sa “liberté d’action” unilatérale outre-frontière.
Plus tôt dans la journée de jeudi, le chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, Esmail Qaani, a exigé le retrait des forces d’occupation de “tout le territoire libanais”, soulignant que si elles n’obtempèrent pas,
“les troupes israéliennes seront contraintes de fuir dans l’humiliation et la défaite”.
*Source : The Cradle
Traduit par Spirit of Free Speech