
Les marais de Hawizeh, dans le sud de l’Irak, sont en train de s’assécher, alerte le CCFD-Terre Solidaire dans un rapport paru mardi 20 janvier.
Revue de presse : Reporterre (20 janvier 2026)*
« Classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, cet écosystème unique, habité depuis plus de 6 500 ans, berceau de l’agriculture et de l’écriture, est aujourd’hui menacé », alerte l’association.
En cause, « le changement climatique, la raréfaction des pluies, la politique des barrages en amont et la mauvaise gestion de l’eau », indique le rapport. Mais le rapport enquête sur une autre menace : l’industrie pétrolière. Il s’appuie pour cela sur le travail d’enquête du chercheur Safaa Khalaf.
TotalEnergies parmi les coupables
Résultat : le champ pétrolier de Halfaya (dont TotalEnergies détient 22,5 %), exploité depuis quinze ans, ainsi que « le développement du champ pétrolier de Hawizeh 1 par l’entreprise Géo-Jade [entreprise chinoise], au cœur même des marais (...) accélère l’assèchement des zones humides, la pollution des eaux et la destruction des moyens de subsistance du peuple autochtone Ahwari », écrit le CCFD-Terre Solidaire.
Plus précisément, concernant le champ pétrolier de Halfaya, « les installations pétrolières sont implantées à moins de 300 mètres des villages et à 2,5 km des derniers plans d’eau, tandis que l’expansion incontrôlée des forages est devenue systémique dans un contexte de quasi-absence de contrôle environnemental », décrit l’association. « Les zones humides ont été draguées, polluées et transformées en une zone industrielle totalement incompatible avec leur écologie rare. Les impacts sont colossaux et pour certains irréversibles. »
« Des installations pétrolières à 300 m des villages »
Le peuple Ahwari, qui vit dans et de ces marais, est en danger, selon le rapport. Des dizaines de milliers de personnes auraient été contraintes de quitter leur lieu de vie.
TotalEnergies, contacté par l’association, a répondu dans un courrier que des investissements ont été faits pour « réduire significativement les prélèvements d’eau dans le fleuve ».
*Source : Reporterre