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France-Irak Actualité

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Analyses, informations et revue de presse. La situation en Irak, au Proche-Orient et du Golfe à l'Atlantique.


Primaires US: Hillary Clinton est-elle plus dangereuse que Donald Trump ?

Publié par Gilles Munier sur 25 Avril 2016, 07:44am

Catégories : #Etats-Unis

Hillary Clinton en Libye
Hillary Clinton en Libye

Par Rania Khalek (revue de presse : Electonic Intifada -19/4/16 – Extraits)*

…(…)… Dans une apparition dans l’émission Morning Joe sur la chaîne MSNBC, en 2014, Dan Senor, un agent néoconservateur de premier plan et ancien conseiller en politique étrangère du candidat républicain désigné en 2012, Mitt Romney, a déclaré, « Hillary est plus belliciste que n’importe lequel d’entre nous ! »

« Hillary est la néocon des néocons », a ajouté l’animateur Joe Scarborough. « Il sera fascinant de voir si elle décide de se présenter et si elle obtient la nomination. Elle sera plus belliciste, plus une néocon, que ne le sera probablement le candidat républicain désigné. Je veux dire qu’il n’y a quasiment eu aucun engagement militaire que Hillary n’a pas soutenu au cours des vingt dernières années ».

Cet amour pour Clinton n’est pas du tout surprenant. Après tout, Clinton a régulièrement accusé les Palestiniens d’enseigner la haine à leurs enfants, tout en s’alignant étroitement sur le Premier ministre israélien très à droite et révisionniste de l’Holocauste, Benjamin Netanyahou, un néoconservateur encarté dont la démagogie rivalise avec celle de Trump.

Elle a exprimé sa fierté d’avoir fait des « Iraniens » des ennemis, dont elle a une fois menacé de rayer le pays de la carte et qu’elle continue de menacer de sanctions.

Elle a comparé les actions du Président russe Vladimir Poutine en Ukraine aux transferts de population menés par Hitler avant la Seconde Guerre mondiale. En dépit de son mea culpa, en 2014, sur son soutien à la calamiteuse invasion de l’Irak en 2003, et son effort actuel pour redorer son blason comme progressiste, l’étiquette de belliciste est celle que Clinton est toujours fière de porter - comme lorsqu’elle s’est vantée avec jubilation du soutien que le New York Daily News lui a apporté cette semaine en tant que « guerrière réaliste super-préparée ». …(…)…

La grande panique des néocons

Dans un contraste quasi-surréel à Clinton, Trump a appelé à réduire la présence militaire des USA à l’étranger et a déclaré à plusieurs reprises son opposition à l’intervention étrangère, disant de la guerre d’Irak que Clinton a soutenue avait été « une très grosse erreur » qui a « déstabilisé le Moyen-Orient ».

Il a même suggéré une politique de neutralité dans les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, une proposition à laquelle il a fini par renoncer après avoir soulevé l’ire des tenants de la ligne dure pro-israélienne, y compris Clinton, qui a déclaré, « l’Amérique ne peut jamais être neutre [.] quiconque ne comprend pas cela n’a rien à faire à être président de l’Amérique ».

L’establishment néoconservateur a réagi en lançant une attaque tous azimuts contre Trump.

Le Comité d’Urgence pour Israël [Emergency Committee for Israel], un think tank néoconservateur, a diffusé une pub assimilant l’opposition de Trump aux changements de régimes en Libye et en Irak à un soutien aux dictateurs anti-américains.

Peu après, un groupe autoproclamé « communauté républicaine à la sécurité nationale » a publié une lettre condamnant le blasphème de Trump contre le dogme central de leurs principes hégémoniques.

Signée par un noyau d’intellectuels néoconservateurs, d’anciens dirigeants et agents gouvernementaux, cette lettre critiquait le frayage de Trump avec l’isolationnisme et son opposition aux traités commerciaux en faveur des grandes entreprises.

Cette lettre est allée jusqu’à dénoncer le sectarisme de Trump et son soutien appuyé pour la torture, bien que ces complaintes puissent difficilement être prises au sérieux vu que les gens qui se trouvent derrière cette lettre ont fermement soutenu pendant des décennies la torture, le sectarisme et pire. Eliot Cohen, qui a organisé la lettre anti-Trump, a même affirmé, « Hillary est, de très loin, le moindre mal ».

En attendant, sur les conseils de la Sénateur républicain de Caroline du Sud, Lindsey Graham, Netanyahou s’active maintenant à signer un très gros accord d’aide militaire américaine, qu’il avait auparavant rejeté comme étant insuffisant, avant qu’Obama ne quitte le pouvoir de peur qu’un Président Trump ne soit pas aussi généreux.

…(…)… Une élection présidentielle entre Clinton et Trump serait une terrifiante course vers le pire. Il ne faut pas s’étonner si autant de personnes refuseraient dans ce cas de donner leur voix à l’un ou l’autre de ces candidats.

* Rania Khalek est journaliste indépendante et reporter.

*Source et texte intégral : The Electronic Intifada (traduction [JFG-QuestionsCritiques])

Article original: "Is Hillary Clinton more dangerous than Donald Trump? "

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