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Ode à l’Irak

par Saddam Hussein

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  • Auteur, journaliste indépendant, collaborateur du magazine Afrique Asie. Ouvrages: "Guide de l'Irak", "Les espions de l'or noir". A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", roman de Saddam Hussein.

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 11:58

 

Par Hicham Mourad (revue de presse: Al Ahram - hebdo - 15.5/13)*

 

Depuis l’accession au pouvoir le 30 juin du président islamiste Mohamad Morsi, issu des Frères musulmans, un scepti­cisme s’est installé dans les rap­ports entre l’Egypte et l’Arabie saoudite, chef de file des monar­chies pétrolières du Golfe. Bien que le nouveau régime égyptien ait d’emblée affiché sa volonté de poursuivre l’alliance qui s’était for­gée entre Le Caire et Riyad dans les années Moubarak, les diri­geants saoudiens, malgré les aides économiques offertes et les for­mules diplomatiques utilisées, se montraient pour le moins circons­pects vis-à-vis des nouveaux maîtres de l’Egypte.


Le chef d’Etat égyptien a réservé sa première visite à l’étranger à l’Arabie saoudite, en juillet dernier. Il a tenu à l’occasion à souligner que son pays ne cherche pas à « exporter » sa révolution en dehors de ses frontières. Le mes­sage était double : l’Egypte ne s’efforcera pas d’encourager les oppositions dans les pays voisins en vue de renverser les régimes politiques en place, ni d’apporter son soutien à l’installation de régimes islamistes, issus des Frères musulmans. Ces assurances n’ont visiblement pas suffit à apaiser les inquiétudes de la famille royale saoudienne ni sur les intentions de la confrérie, ni sur la tournure que prendra l’évolution de la situation politique en Egypte.


La position de Riyad a quelque peu surpris, étant donné le soutien apporté par la famille régnante d’AlSaoud aux Frères musulmans et aux mouvements islamistes arabes en général, depuis l’époque où l’ancien président Gamal Abdel-Nasser, dans les années 1950 et 60, tentait par son acti­visme en politique étrangère d’ex­porter le socialisme et le nationa­lisme arabe, hostile à l’Occident, vers le monde arabe. L’aide de l’Arabie saoudite à la confrérie a pris des formes diverses, dont l’asile politique accordé aux membres des Frères musulmans égyptiens, ainsi que le finance­ment de la création d’organisa­tions caritatives islamiques, dans lesquelles les Frères musulmans jouaient un rôle majeur, comme la Ligue islamique mondiale, fondée à La Mecque en 1962, et l’Assem­blée mondiale de la jeunesse musulmane, créée à Jeddah en 1972.


Bien que l’Arabie saoudite adopte le wahhabisme — une forme du salafisme austère, puritaine épurée et rigou­reuse — en tant que doctrine religieuse, elle soutenait le mouvement des Frères musul­mans — dont la doctrine, plus souple, cherche à concilier tradition islamique et expé­rience politique occidentale — pour contrer le socialisme et le nassérisme dans le monde arabe.


L’Arabie saoudite a continué son soutien même après la dispari­tion de Nasser, tant que les Frères musulmans servaient ses intérêts à combattre les forces libérales et laïques et à soutenir le rôle de la religion en politique. Elle les utili­sait en tant qu’outil de sa politique étrangère.


Cette alliance de circonstance n’empêche pas que la famille d’AlSaoud voyait la confrérie et sa doctrine avec scepticisme. La cir­conspection de Riyad a commencé tôt, vers la fin des années 1940, lorsque les Frères musulmans ont entamé leur expansion en dehors de l’Egypte et se sont établis dans plusieurs pays arabes. La famille d’AlSaoud voyait dans la formule activiste et « républicaine » de l’islamisme défendue par la confrérie une menace pour la for­mule monarchique absolue établie en Arabie saoudite et qui prône l’obéissance populaire et prohibe la révolte contre le régime en place. A l’époque, le fondateur du mouvement, Hassan Al-Banna, a demandé au roi Abdel-Aziz Al-Saoud la permission d’ouvrir une branche de la confrérie en Arabie saoudite, mais le fondateur de la monarchie saoudienne, qui interdit toute formation politique, a poliment refusé. N’empêche que les Frères musulmans ont pu répandre leur doctrine dans la péninsule arabique, notamment à travers l’immigration de membres de la confrérie qui fuyaient le régime nassérien.


La première vraie secousse qui a frappé les rapports entre Riyad et la confrérie a eu lieu à la suite de l’invasion iraqienne du Koweït en 1990. Alors que l’Arabie saoudite a sollicité les Etats-Unis pour libé­rer l’émirat occupé et pour assurer sa propre sécurité contre les menaces de Saddam Hussein, les Frères musulmans ont affiché leur opposi­tion à toute inter­vention occiden­tale. Une position interprétée comme de l’ingratitude. A la suite de la libéra­tion du Koweït en 1991, l’Arabie saoudite a témoi­gné de l’apparition du premier mouvement d’opposition, Al-Sahwa (renaissance), qui contestait tout au long des années 1990 la monarchie absolue des Al-Saoud et réclamait des réformes politiques. Certains diri­geants saoudiens accusaient la confrérie d’être l’inspiratrice d’Al-Sahwa.


Le deuxième choc, plus violent, subi par les relations confrérie/Arabie saoudite est intervenu à la suite des attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. 15 des 19 assaillants étaient des Saoudiens. Une partie des dirigeants saou­diens faisait porter la responsabi­lité de cette « déviation » de cer­tains jeunes saoudiens sur l’acti­visme doctrinaire défendu par les Frères musulmans, notamment par leur plus célèbre idéologue, Sayed Qotb, pendu par le régime nassé­rien en 1966. Le ministre saoudien de l’Intérieur de l’époque et prince héritier d’octobre 2011 jusqu’à son décès le 16 juin 2012, Nayef Bin Abdel-Aziz, a accusé en 2002 les Frères musulmans d’être à l’origine de la plupart des pro­blèmes du monde arabe. Ils ont « fait beaucoup de mal à l’Arabie saoudite (…) Tous nos problèmes proviennent des Frères musul­mans (…) Les Frères musulmans ont détruit le monde arabe », a-t-il asséné.


Le danger perçu par la famille d’Al-Saoud du côté des Frères musulmans restait toutefois vir­tuel, ou éloigné, tant que ceux-ci étaient dans l’opposition. Leur arrivée au pouvoir en Egypte et en Tunisie, à la faveur de soulève­ments populaires inattendus, a complètement changé la donne. Ils pourraient accéder demain égale­ment au pouvoir en Syrie. D’où l’attitude pour le moins réservée des autorités saoudiennes vis-à-vis du nouveau régime en Egypte. Riyad craint que cette ascension au pouvoir n’encourage une oppo­sition islamiste inspirée de la confrérie à reprendre du service à l’intérieur du Royaume. L’arrestation aux Emirats arabes unis, fin 2012, de 11 Egyptiens accusés d’avoir formé une cellule appartenant aux Frères musul­mans en vue d’aider la branche locale de la confrérie à renverser le régime en place, n’a fait que renforcer ces craintes.


Mais loin des supposés com­plots contre les monarchies du Golfe, la famille régnante en Arabie perçoit la confrérie et sa doctrine comme un rival idéolo­gique au wahhabisme — car basé également sur la religion — qui risque de s’étendre et de semer la discorde au sein du Royaume, voire de menacer à terme la monarchie. Il n’est pas surprenant dans ce contexte que plusieurs informations aient fait état d’un soutien financier saoudien au cou­rant salafiste égyptien lors des dernières élections parlementaires, fin 2011. La perception du danger prend également une dimension régionale, puisque certains diri­geants saoudiens redoutent la montée en puissance d’une alliance entre l’Egypte, la Turquie et le Qatar — seul Etat du Golfe à entretenir des liens étroits avec les Frères musulmans — qui risque de réduire l’influence régionale pré­pondérante qu’avait exercé l’Ara­bie saoudite à travers son alliance avec l’Egypte de Moubarak et la Syrie de Bachar Al-Assad .

 

Source:

http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/0/4/132/2633/-Les-Fr%C3%A8res-musulmans--et-l%E2%80%99Arabie-saoudite.aspx


Par Gilles Munier
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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 18:44

Revue de presse : RIA Novosti – 14/5/13 *

 

Près de 500 marines de la force américaine de réaction rapide ont été transférés d'Espagne à la base aérienne Sigonella, en Sicile, pour protéger les Américains résidant en Libye, a annoncé mardi le quotidien romain La Repubblica.

 
Le journal souligne que cette décision a été adoptée suite à l'attentat perpétré lundi à Benghazi. Un porte-parole du commandement américain a précisé que le contingent transféré en Sicile avait pour mission d'intervenir sans délai en cas d'attaque contre le personnel des missions diplomatiques ou des autres organisations américaines en Libye, y compris pour les évacuer d'urgence.

 
Selon La Repubblica, la présence militaire américaine en Sicile suscite le mécontentement des habitants et des autorités de l'île. En avril dernier, les Etats-Unis ont effectué des manœuvres près de Palerme en utilisant des hélicoptères et d'autres matériels de guerre, ce qui a provoqué la panique de la population locale et les protestations de responsables siciliens.

 
Le journal souligne également que les nombreux ouvrages militaires américains déployés en Sicile constituent une source d'irritation pour les pacifistes et les protecteurs de l'environnement. Ainsi, l'implantation de la base de radars MUOS à Niscemi a provoqué un violent conflit entre le commandement de ce site et la population locale.

 

Ce conflit a déjà entraîné à plusieurs reprises des heurts entre les manifestants et la police.

 

Titre original : Des marines US en Sicile pour défendre les Américains en Libye

http://fr.ria.ru/world/20130514/198291954.html

 


Par Gilles Munier
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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 19:50

 

Revue de presse : The Guardian (8/5/13).*

 

Selon une enquête récente de The Guardian, des unités entières de l’Armée syrienne Libre (ASL) désertent pour rejoindre le Front al-Nusra - Jabhat al-Nusra - "mieux financé, plus motivé et mieux équipé ". L’ASL, dit-on, aurait ainsi perdu le quart de ses troupes.

 

«Les combattants se sentent fiers de rejoindre Al-Nusra», a déclaré aux journalistes britanniques Abou Ahmed, chef d’une brigade de l’ASL près d’Alep. Ala'a al-Basha, commandant de la Brigade Sayyida Aisha, leur a affirmé que 3000 combattants de l’ASL ont rejoint Al-Nusra ces derniers mois.

 

Pour Abu Islam, de la Brigade al-Tawhid de l’ASL à Alep, beaucoup de combattants se demandent s’ils seront considérés comme des martyrs en étant tués dans les rangs de l’ASL. En luttant au sein de Jabhat al-Nusra, ils savent que cela ne fait aucun doute.


* Free Syrian Army rebels defect to Islamist group Jabhat al-Nusra, par
Mona Mahmood and Ian Black (The Guardian – 8/5/13)

http://www.guardian.co.uk/world/2013/may/08/free-syrian-army-rebels-defect-islamist-group 

Par Gilles Munier
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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 08:25

 

Par Gilles Munier

 

Incroyable, délirant, affligeant…  mais vrai : le régime d’Alger n’a rien trouvé de mieux, pour répondre à la soi-disant « menace islamiste venue de l’étranger », que de décider d’entreposer des milliers de conteneurs remplis de sable, du poste frontière de Taleb El Arbi, dans la région d’El Oued, jusqu’à Tamanrasset.

 

Pour l’Etat major algérien, apparemment incapable de surveiller ses frontières sahariennes, les conteneurs devraient servir de remparts empêchant les « terroristes » de surveiller les déplacements des patrouilles des services de sécurité algériens.

 

Sidéré, un lecteur d’El Watan fait remarquer, très justement, qu’il faudrait installer près de 200 000 conteneurs sur 1 500 km et que cela demanderait « 3 ou 4 ans pour faire ce travail ». Il s’interroge : « Nos services de sécurité sont-ils devenu fou, ont-ils perdu la raison, ou sont-ils incompétents et idiots ? ».


On comprend aujourd’hui comment le commando islamiste « venu du Mali » a pu pénétrer en Algérie, mais pas comment il est arrivé à In Amenas sans se faire remarquer.


Source :

http://www.elwatan.com/actualite/des-conteneurs-en-rempart-a-la-frontiere-sud-est-11-05-2013-213274_109.php

Par Gilles Munier
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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 17:34

 

Par Gilles Munier

 

Les Algériens ont appris que le Président Bouteflika est toujours au Val-de-Grâce… grâce au quotidien Le Parisien Libéré. Inquiets par la prolongation de son séjour à l'hôpital et par un éventuel saut dans l’inconnu, sa famille et son clan se taisent, comme si le peuple algérien ne méritait pas d’être tenu au courant de son état de santé réel.

 

Je souhaite bien évidemment le rétablissement d’Abdelaziz Bouteflika. Car, si personne de censé n’a intérêt à ce que le chaos s’installe en  Algérie, tout le monde craint que la vacance prolongée du pouvoir n'y conduisent tout droit. Selon le professeur de médecine Ali Rachedi, la maladie actuelle de Bouteflika serait « beaucoup plus grave que ce que l’on veut bien faire croire » et que son entourage « n’aurait pas d’autre but que de cacher cette gravité».

 

Hier, en Algérie, le 8 mai n’était pas l’anniversaire de la libération de la France à laquelle des milliers de nord-africains ont contribué, mais la commémoration des massacres de la région de Sétif par l’armée françaises et des colons. Les Algériens se sont sans doute souvenus du discours prononcé il y a un an, en ce lieu, par Bouteflika en campagne pour les élections législatives. Le Président avait alors déclaré - à la stupeur de ses courtisans - que l’heure était venue à la génération de l’indépendance de céder le pouvoir aux jeunes. Non seulement il n’a rien fait ensuite pour que cela arrive, mais il s’est accroché au pouvoir, laissant le pays partir à vau-l’eau

 

Il est encore temps pour Abdelaziz Bouteflika de quitter la présidence la tête haute. Pour cela, il lui suffit de démissionner.

Par Gilles Munier - Publié dans : Algérie
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