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Poème de prison

Ode à l’Irak

par Saddam Hussein

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  • Auteur, journaliste indépendant. Ouvrages: "Guide de l'Irak", "Les espions de l'or noir". A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", roman de Saddam Hussein.

Livre (seconde édition)


 

Livre


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Témoignage

La politique

de la France

au Proche-Orient

par Philippe de Saint Robert

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Témoignage

Tarek Aziz

par Paul Balta

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Samedi 15 juin 2013 6 15 /06 /Juin /2013 10:37

 

Revue de presse par Gilles Munier

 

Najmaldin Karim, gouverneur de Kirkouk - ville historiquement turkmène que se disputent Kurdes et Arabes - a donné l’ordre au chef de sa police d’expulser toutes les familles arabes qui s’y sont installé pour fuir l’insécurité régnant dans leur région. Prétexte avancé : la situation dans le reste de l’Irak est bien meilleure que dans la cité pétrolière * !

 

Pour Abdulrahman Murshid Assi, membre de l'Assemblée arabe de Kirkouk, cette décision n’a rien à voir avec la sécurité, mais a pour but de « purger » la ville de ses habitants arabes. Le gouverneur a répondu, sans convaincre, que seuls les familles arabes arrivées ces dix dernières années étaient concernées. Pour les observateurs, il s’agit d’une nouvelle tentative d’appliquer l’article 140 de la Constitution qui stipule l’expulsion des Arabes – souvent chiites – arrivés dans les années 80 et 90 dans la cadre de la politique d’arabisation de la région voulue par Saddam Hussein. Alors que les Kurdes expulsés sont revenus en masse et que des dizaines de milliers d’autres se sont installés à Kirkouk pour modifier l’équilibre démographique de la province, rien n’est fait pour que les Turkmènes, qui ont subi le même sort, parviennent à récupérer leurs biens.

 

Omar al-Jibbouri, membre arabe du Conseil provincial, affirme que l’ordre donné par le gouverneur est inconstitutionnel, car la Constitution dit « que les citoyens irakiens peuvent vivre dans n'importe quelle partie du pays». Il pense que les partis politiques kurdes, chargés de la sécurité de la ville, sont derrière sa décision.

 

Source:

* Kirkuk Governor Orders Unauthorized Arab Residents Expelled, par Hiwa Hussamadin (Rudaw - 3/6/13)

http://rudaw.net/english/kurdistan/030620131

______________

 

Les habitants de Rabatki, village assyrien situé près d’Aqra, dans la province de Dohouk (Région autonome du Kurdistan), ont barré la route à un camion chargé de matériel de construction et de briques, conduit par des Kurdes venus s’emparer illégalement d’un terrain *.

 

Moins d’une heure plus tard, sept véhicules remplis de Kurdes armés de Kalachnikovs ont attaqué le village pour obliger les villageois à laisser leurs coreligionnaires occuper l’espace convoité.

 

Rabatki est revendiqué depuis 1990 par la tribu des Zebari qui se croit tout permis en raison de ses liens avec celle des Barzani. Hoshyar Zebari, actuel ministre irakien des Affaires étrangères, en est un des puissants dirigeants.

 

Ces dernières années, et bien que les droits de la communauté assyrienne sur Rabatki aient été confirmés par la justice en 1992, les habitants du village ont repoussé à plusieurs reprises des attaques de groupes kurdes tentant de s’emparer de leurs terres.

 

Dans la Région autonome du Kurdistan, quasi indépendante, des dizaines de villages assyriens ont été entièrement ou partiellement occupés par les Kurdes.

 

Source :

* Kurdish Mob Attacks Assyrian Village in North Iraq - Attempts Land Grab

http://www.aina.org/news/20130613170234.htm

Par Gilles Munier
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Vendredi 14 juin 2013 5 14 /06 /Juin /2013 19:36

 

Revue de presse : As-Safir (Médiarama- 14/6/13)

 

L’ancien Premier ministre Saad Hariri a lancé une grosse pierre sur la scène politique libanaise à travers une lettre adressée aux Libanais contre le Hezbollah et, par conséquent, contre une faction importante de la population.

 

Le leader du Courant du futur a peut-être voulu anticiper le discours du secrétaire général du Hezbollah prévu aujourd'hui afin de le mettre sur la défensive et d'empêcher le parti d'exploiter à l'interne les résultats de la bataille de Qoussair. Saad Hariri a brisé tous les ponts avec le Hezbollah et a brûlé tous les navires. Sa lettre est un véritable acte d'accusation contre la Résistance, lui faisant assumer la responsabilité de tous les maux qui frappent le Liban et l'accusant de constituer une menace existentielle pour le pays, de contrôler ses dirigeants et ses institutions, sous une couverture iranienne.

 

Cette lettre, écrite par une main professionnelle, rejoint la violente campagne lancée contre le Hezbollah par le Conseil de coopération du Golfe, les Etats-Unis, l'Europe, des pays arabes, couronnée par des fatwas religieuses émises dans plusieurs capitales arabes.

 

Quelle est la fonction de cette lettre? Illustre-t-elle la colère des pays du Golfe à l'égard du rôle du Hezbollah dans la modification des rapports de force sur le terrain en Syrie? Ou bien est-ce un coup de colère après l'échec d'un pari politique et militaire en Syrie à partir de la porte de Qoussair? Ou bien encore reflète-t-elle une inquiétude des pays du Golfe du déclin américain dans la région au profit de l'Iran et de la Russie. Aussi, l'Arabie saoudite a-t-elle voulu tapoter sur la table pour rappeler qu'elle est présente, pour ne pas être exclue du compromis qui pointe à l'horizon en Syrie?

 

Pourquoi Saad Hariri a-t-il tranché le débat sur la nature de la confrontation en cours en Syrie et l'a mise dans le cadre d'un affrontement entre sunnites et chiites dans l'ensemble de la région, approfondissant ainsi les dissensions internes au Liban?

 

Pourquoi vouloir présenter le danger du Hezbollah contre le Liban et le monde arabe, et avec lui l'Iran et le régime syrien, comme étant plus pernicieux que le danger israélien en cette période?

 

Admettons que le Hezbollah ait impliqué le Liban dans la crise syrienne. La lettre de Saad Hariri n'entraîne-t-elle pas le Liban dans la grande confrontation à l'échelle de la région? N'invite-t-elle pas au Liban les crises syrienne et irakienne, le conflit entre le Golfe et l'Iran et le projet de discorde?

 

Saad Hariri dispose-t-il de données sur lesquelles il a bâti des convictions sur les changements des rapports de forces, pour oser défier le Hezbollah?

 

Hariri se lance-t-il dans une aventure calculée cette fois-ci? ou bien a-t-il été poussé par quelqu'un dans cette aventure pour être exploité dans une vaste confrontation allant du Golfe au Liban en passant par l'Irak et la Syrie?

 

L'ancien Premier ministre parie-t-il encore une fois sur la mouvance salafiste -qu'il avait désavoué par le passé, abandonnant le sang de sa jeunesse-pour qu'elle livre pour son compte une guerre ouverte contre les chiites? Laisse-t-il entendre qu'il pourrait accorder une couverture aux courants fondamentalistes qui commencent à avoir une grande influence sur la scène sunnite?

 

Enfin, les propos de Hariri risquent-ils de saper la sécurité à Tripoli, Saïda, et peut-être à Beyrouth et dans la Békaa-Ouest?

 

Source :

http://gallery.mailchimp.com/fdeacba4fa4c5ec4d8ce5787c/files/Mediarama_358.pdf

Par Gilles Munier - Publié dans : Liban
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Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 12:15

 

Par Gilles Munier

 

Le général « chiite » Mehdi Sabih al-Gharawi fait de nouveau parler de lui dans le domaine où il excelle : les exécutions extrajudiciaires sommaires et la torture (1). Les corps de quatre hommes et d’un jeune garçon ont été retrouvés putréfiés, bras attachés dans le dos, à quelques kilomètres de Mustantiq, bourgade au sud de Mossoul dont ils étaient originaires Les victimes sont Karam Ahmer Mahmud, 15 ans; ses deux oncles, Salim Mahmud Salim, 20 ans, et Ahmed Mahmud Salim, 30, et ses deux cousins, Shaqer Shahatha Humathi, 21 ans, et Ahmed Mahmoud Hassan, 33 ans. Des douilles de mitrailleuses PKC ont été trouvées près d’eux.

 

Selon des témoins, les victimes ont été arrêtées le 3 mai 2013 avec d’autres villageois, dont des enfants de 12 à 14 ans., par la Brigade « Ceinture de Ninive »  que commande justement le général al-Gharawi. Un habitant, arrêté en même temps qu’eux, a déclaré que les policiers « insultaient l’islam sunnite et maudissaient Omar », compagnon du Prophète Muhammad, troisième calife, signe de leur appartenance à une organisation extrémiste chiite pro-iranienne.

 

Les familles des victimes ont eu des difficultés pour transporter les corps vers un hôpital de Mossoul pour les faire autopsier. Au check point « Scorpion » - sans doute tenu par la brigade du même nom - les policiers ont inspecté les ambulances et dit qu’ils ne passeraient que s’ils déclaraient que les villageois avaient été tués par des terroristes. Ce n’est qu’après deux heures de discussions, l’intervention du cheikh de leur village et du gouvernorat de Mossoul, qu’ils ont pu poursuivre leur route.

 

Le nom de Mehdi Sabih al-Gharawi, responsable de ces abominations, est apparu dans les médias en 2005 lors de la bataille de Fallujah. Selon un rapport du Tribunal de Bruxelles, le général avait livré un prisonnier aux forces américaines portant des marques de torture. Les charges portées contre lui s’étant révélées fausses, les autorités l’avaient libéré après avoir déclaré qu’une cinquantaine de personnes avaient également été torturées comme lui (2).

 

Le général al-Gharawi avait finalement été radié de la police fédérale pour avoir torturé des prisonniers détenus dans des prisons secrètes Selon WikiLeaks, un mandat d’arrêt délivré contre lui en 2007 a été bloqué par le Premier ministre Nouri al-Maliki, l'article 134B du Code pénal irakien lui permettant de suspendre l’application d’un  mandat d'arrestation quand un suspect a des fonctions officielles. Toujours d’après la dépêche publiée par WikiLeaks, Ryan Crocker – à l’époque ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad – déclarait : « Mehdi [Gharawi] est accusé d'avoir commis des violations flagrantes des droits humains et des exécutions extrajudiciaires ».

 

Nouri al-Maliki, qui apprécie les services du général Gharawi l’a nommé en 2011 à la tête de la 3ème division de la police fédérale de Mossoul, après que le colonel Scott McKean de la 1ère Division armée américaine lui ait transmis ses pouvoirs (3). On craint dans ces conditions  qu’une enquête sur les activités de la Brigade « Ceinture de Ninive » et du tortionnaire, demandée par Human Rights Watch,  ne soit pas lancée ou n’ait guère de chance d’aboutir.

 

(1) Iraq: Abusive Commander Linked to Mosul Killings (Human Rights Watch – 11/6/13)

http://www.hrw.org/news/2013/06/11/iraq-abusive-commander-linked-mosul-killings 

(2) First Periodical Report of Monitoring Net of Human Rights in Iraq (Brussels Tribunal)

http://www.brusselstribunal.org/survey111105.htm

(3) Highlanders assume Ninewa mission

http://highlanderbrigade41ad.wordpress.com/2011/09/08/highlanders-assume-ninewa-mission/

Par Gilles Munier - Publié dans : Irak
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Mercredi 12 juin 2013 3 12 /06 /Juin /2013 17:37

 

 

Revue de presse par Gilles Munier

 

Les 1070 militaires kurdes – officiers et soldats – de la 16ème Brigade de l’armée irakienne qui ont refusé de prendre part à une opération contre Suleiman Bek et de Tuz Khurmatu, deux villes en pays turkmène, peuplées pour partie d’Arabes et de Kurdes. Ces derniers les revendiquent comme faisant partie du « Grand Kurdistan ».

 

Les déserteurs ont déclaré avoir refusé d’obéir aux ordres « pour ne pas accroître les tensions entre communautés ». Ils exigent d’être intégrés dans le corps des peshmergas, ce que la Région autonome du Kurdistan est prête à accepter, si aucun accord n’est trouvé avec le pouvoir central concernant leur solde.

 

Halkurd Mollah Ali, porte-parole du ministère des Peshmergas, a déclaré que les autorités kurdes leur fournissaient en attendant les rations alimentaires auxquelles ces militaires ont droit.  

Source :

http://english.alarabiya.net/en/News/middle-east/2013/06/11/1-000-Iraqi-Kurdish-soldiers-desert-army-officials-say.html

Par Gilles Munier - Publié dans : Irak
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Lundi 10 juin 2013 1 10 /06 /Juin /2013 23:05

 

Revue de presse : Médiarama (10 juin 2013) *

 

La mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Syrie coûterait aux Etats- Unis beaucoup plus cher que celle qui avait été imposée en Libye, a estimé l'expert de l'Institut pour le Proche-Orient basé à Washington Wayne White.

 

«L'instauration de la zone d'exclusion aérienne en Syrie constituerait un gros problème pour les Etats-Unis alors que beaucoup de forces et de moyens sont actuellement déployés en Afghanistan. Elle exigerait beaucoup plus de moyens que celle qui a été imposée en Libye, car la DCA libyenne était beaucoup plus faible que celle de la Syrie. Si cette éventuelle zone d'exclusion devait comprendre des attaques contre les troupes gouvernementales et le Hezbollah, cette mission supplémentaire exigerait davantage de moyens en termes d'aviation, de carburant et de munitions», a indiqué l'expert dans une interview accordée à RIA Novosti.

 

Selon lui, la création de la zone d'exclusion aérienne couvrant l'ensemble du territoire syrien est peu probable. L'expert a estimé qu'il était plus plausible qu'une zone réduite soit instaurée au nord du pays afin de protéger l'opposition armée.«Le coût d'une telle zone réduite serait également très élevé, de plus, elle pourrait s'avérer incapable d'empêcher la défaite des rebelles dans les régions restantes», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

 

* D'après RIA Novosti (Agence de presse russe) 

http://gallery.mailchimp.com/fdeacba4fa4c5ec4d8ce5787c/files/Mediarama_354.pdf

Par Gilles Munier - Publié dans : Syrie
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