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France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak et du Golfe à l'Atlantique. Traduction d'articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne.


Opinion : François Fillon et « l’affaire syrienne »

Publié par Gilles Munier sur 21 Septembre 2013, 17:08pm

Catégories : #Syrie

 

Revue de presse : Blog de François Fillon (20/9/13)*


Mes propos tenus en Russie provoquent quelques remous. Il en faut davantage pour me faire tanguer et me faire taire.


Qu’ai-je dit ? "Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s'opposent en Syrie. Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d'action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise."


Mes propos sont mesurés, bien en deca des réserves et critiques que j’exprime depuis plusieurs semaines à l’égard de la stratégie du président de la République dans l’affaire syrienne. J’ajoute que mes paroles sont bien plus respectueuses que celles que François Hollande prononçait à Bruxelles en 2011, lorsqu’il affirmait que «c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit".


La réaction brutale et faussement outrée de quelques socialistes est dérisoire. Elle montre que je suis devenu une cible pour la gauche dont je ne crains ni les coups ni les intimidations. Mais surtout, cette réaction prouve que j’ai touché juste. N’en déplaisent à ceux qui pensent que servir la France c’est platement taire les erreurs de son gouvernement, je persiste et je signe : face au drame syrien, le Chef de l’Etat a fait preuve de précipitation en négligeant le rôle de l’ONU, en se plaçant sans prudence dans le sillage de nos amis américains, en ignorant nos partenaires européens, en oubliant le rôle de la Russie, en sous-estimant surtout les conséquences d’une action militaire sans buts politiques clairs.


En Russie, ma liberté de parole ne s’est d’ailleurs pas arrêtée à l’action de notre diplomatie. J’ai eu l’occasion de dire devant le Président Poutine qu’il fallait condamner les violences « à commencer par l’atroce utilisation des armes chimiques qui est maintenant avérée par l’ONU dont il est inutile et dangereux de mettre en doute les conclusions». Et j’ai ajouté la nécessité de parvenir à une résolution de l’ONU à la fois «constructive et dissuasive», car le régime de Bachar el Assad doit savoir que la communauté internationale est prête à réagir en cas de non-respect des engagements.


Il se dit que François Hollande n’a pas apprécié mes propos tenus en Russie. Je lui rétorque que je n’ai pas apprécié ses choix dans cette crise. C’est ma conviction et c’est mon droit le plus absolu de l’exprimer. Plus qu’un droit, je dirai même, mon devoir.


*Liberté de parole, par François Fillon, ancien Premier ministre français (2007-2012)

http://www.blog-fillon.com/article-liberte-de-parole-120160274.html

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bernard cornut 21/09/2013 18:37

Dimanche dernier à TF1 le président Hollande a dit "La justice, toute la justice, rien que la justice." C'était à propos d'un bijoutier qui a tué son braqueur en lui tirant dans le dos. Ce même
président voulait punir en lançant des bombes et des missiles de loin avant toute enquête et sans laisser la Syrie s'exprimer.

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