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France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

France-Irak Actualité : actualités du Golfe à l'Atlantique

Analyses, informations et revue de presse sur la situation en Irak et du Golfe à l'Atlantique. Traduction d'articles parus dans la presse arabe ou anglo-saxonne.


Libye: Sarkozy s'en va-t-en guerre, mironton, mironton, mirontaine...

Publié par Gilles Munier sur 11 Mars 2011, 14:25pm

Catégories : #Libye

   Nicolas Sarkozy, ci-devant Président de la République française, chef de ce qui reste des Armées, veut sa guerre. A la demande expresse du « philosophe », « tiers-mondain », pro israélien, Bernard-Henry Lévy, il a reçu trois représentants du Conseil national intérimaire de transition libyen (CNT), une des tendances de l’opposition libyenne réfugiée à Benghazi. Et, à la stupeur de ses partenaires européens, il a reconnu le CNT comme « représentant légitime du peuple libyen », va envoyer un ambassadeur à Benghazi, et envisage d’effectuer des « frappes aériennes ciblées » sur des objectifs militaires tenus par les forces gouvernementales libyennes… si les Nations unies le décident. A dix jours des élections cantonales qui s’annoncent désastreuses pour son camp, il espère peut-être regagner des points sur Marine Le Pen, présidente du Front national, qui grignote des pans entiers de son électorat. Tant pis pour les dommages collatéraux prévisibles en Libye, les pertes militaires françaises, les effets déstabilisateurs en Méditerranée et pour l’image de la France dans le concert des nations. On se demande ce qu’Alain Juppé, nouveau ministre des Affaires étrangères, est allé faire dans cette galère…

   L’interventionnisme français en Libye est un sale coup pour les révolutionnaires arabes qui veulent renverser les régimes liés aux Etats-Unis et/ou à Israël, et qui tiennent à ce que leur mouvement libérateur soit indépendant de toutes influences étrangères.

   En jetant aux orties le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, Sarkozy donne raison à Mouammar Kadhafi qui n’en demandait pas tant. Nul doute que l’aventurisme élyséen sera perçu par beaucoup en Libye et dans le monde arabe, comme une résurgence du vieux colonialisme français. Une voie royale – pour ne pas dire califale -  s’ouvre devant les partisans de l’Emirat de Barqa (Al-Qaïda en Libye), implantés dans l’ouest du pays depuis l’époque où Oussama Ben Laden résidait au Soudan, et qui sont très actifs dans les combats qui se déroulent actuellement.

   Sarkozy s’en va en guerre… ne sait quand reviendra*.

*Malborough s’en v’a-t-en guerre - Chanson historique

http://www.youtube.com/watch?v=5Bi_V9z6H7Y

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Chérif BOUDELAL 12/03/2011 19:52


Non à l’intervention de l’OTAN en Libye

Par Chérif BOUDELAL – 12 mars 2011 - immigrationstorys@yahoo.fr

Que nos mis libyens refusent toute ingérence étrangère dans leur Révolution ; ils sont capables de triompher sur le régime sanguinaire de leur bourreau : « zanga zanga ». Que le peuple libyen sache
que si l’OTAN intervient, les premiers à être décapités seront les opposants au régime Kadhafi. Bien sûr, on va user de tous les mensonges possibles pour présenter « l’incident » comme « des
erreurs de frappes collatérales », avant de justifier le maintien de leurs troupes dans le pays. Ils inventeront les suspicions des « armes de destruction massive », comme l’ont fait en Irak, en
présentant au monde un certificat de légitimation, en bonne et due forme, émanant de la « Ligue arabe ». Et qui sont les membres de cette « Ligue arabe » ?

Cette institution de façade est composée de ces régimes corrompus, valets de l’impérialisme et tortionnaires de leurs peuples. Ce n’est pas dans leur intérêt de voir réussir la révolution libyenne
après celles de Tunisie et d’Egypte ; car le tsunami risque d’emporter chacun d’entre eux, dont le « vent de sable » libyen aidera l’accélération pour écourter la durée de leurs gouvernances.
Donner leur accord à l’OTAN d’intervenir militairement en Libye sera pour ces régimes arabes une façon de se laver les mains aux yeux de leurs peuples, afin d’éviter d’être accusés d’avoir été
eux-mêmes les précurseurs directs dans l’organisation d’une quelconque contre révolution.

Que le peuple libyen refuse toute intervention étrangère, même s’il doit passer encore des mois avant de venir à bout du régime sanguinaire de Kadhafi et sacrifier des martyrs supplémentaires pour
sa délivrance. L’Histoire nous a appris que les droits ne se donnent pas mais ils s’arrachent, et que la liberté ne vient pas sans sacrifice. Les Libyens doivent savoir que les vautours qui les
guettent ne leur feront pas de cadeau s’ils parvenaient à poser leurs pattes sur le sol libyen. L’Histoire que les révolutionnaires sont en train d’écrire avec leur sang doit rester propre, pure,
noble, et que la victoire qu’ils vont réaliser bientôt doit être au service du peuple libyen, le seul héros et maître de son destin. Les libyens sont capables de libérer eux-mêmes leur pays de ce
régime sanguinaire, et n’ont nullement besoin d’aides militaires étrangères pour se libérer du régime de Kadhafi.

Que les peuples des grandes puissances occidentales descendent dans les rues pour s’opposer à toute intervention militaire de leurs pays respectifs qui ne sera qu’au profit du régime en place et au
détriment de la révolution du peuple libyen. A eux de faire leur propre révolution chez eux afin de se libérer de leurs régimes dont les dirigeants ne vivent que des malheurs des autres. La
victoire des peuples arabes contre leurs régimes est aussi la victoire des peuples occidentaux dont les gouvernements dilapident des milliards de dollars et d’euros des contribuables pour
entretenir des guerres chez les autres ; aussi, ils envoient leurs enfants aux fronts pour tuer les peuples chez eux et s’exposer à la mort pour le plaisir de leurs dirigeants dont l’objectif est
de dominer les autres et s’accaparer de leurs richesses.


Refuser les aides empoisonnées des capitalo-impérialistes, c’est assurer son indépendance ; les accepter c’est perdre sa souveraineté nationale

Que les peuples arabes qui se sont libérés, et ceux qui se libéreront ultérieurement, refusent toute aide, de quelque nature qu’elle soit, provenant des grandes puissances. Nous savons que les
régimes arabes dont les pays n’ont pas de richesses pétrolières, reçoivent des aides provenant des pays occidentaux riches, et notamment des USA. Comme nous savons que la totalité de ces pays «
bénéficie » des prêts du FMI - Fonds Monétaire International - (affameur des peuples) ; mais aussi des autres moyens financiers qui s’attribuent le qualificatif d’« aide au développement » ou «
aide humanitaire » en direction des pays du tiers monde.
Ces « aides » empoisonnent la vie des peuples et obligent leurs dirigeants d’appliquer les politiques des préteurs. Les « donneurs » font du chantage aux dirigeant receveurs, les commandent et leur
ordonnent de se soumettre à leurs exigences ; les receveurs obéissent sous le poids des dettes, voire sous la menace des coups d’Etats. C’est ce qu’on appelle le nouvel impérialisme qui occupe en
douceur les différents pays du tiers monde et plonge leurs peuples dans la misère.

Quant aux régimes arabes dont les pays regorgent de richesses, ce sont eux qui financent les guerres impérialistes que les USA et leurs alliés mènent contre les peuples arabes et musulmans. Les USA
emploient les armées de certains pays « amis » pour faire le sale boulot ; beaucoup de ces pays le font sous contrainte, car ils dépendent financièrement des « aides » empoisonnées qu’ils reçoivent
de ces derniers sous des formes différentes.


La perte de la souveraineté des Etats

Les aides financières que les impérialistes « offrent » à ces pays arabes (mais aussi à beaucoup d’autres pays du tiers monde) sous forme de subventions, sont exclusivement destinées à l’armée et à
la police ; et bien entendu ceci n’est pas innocent. Pourquoi ces « aides » sont-elles destinées précisément à ces institutions ? Ce n’est pas nécessaire d’être diplômé de l’école militaire de
Saint-Cyr pour le comprendre. D’une pierre plusieurs coups. D’une part ils se débarrassant des armes encombrantes pour armer « leurs amis » qui ont le pouvoir dans ces pays et protègent leurs
intérêts ; d’autre part ils ont accès au secret de l’Etat concerné à travers des « conseillers » militaires qui sont là, lesquels sont là en réalité pour diriger eux-mêmes ces institutions qui
constituent le fondement même de la nation du pays en question. Et de ce fait le pays receveur de ces aides empoisonnées perd automatiquement sa souveraineté vis-à-vis du pays qui le subventionne,
instruit et contrôle son armée et sa police.

A travers leurs diplomates, leurs « commerciaux », leurs instructeurs militaires, ceux de la police et des renseignements des deux corps, les « subventionneurs » connaissent tous les secrets des
institutions chargées de protéger l’Etat et le pays auquel ces « prestations de services » sont destinées. Ces « humanitaires » militaro-policiers connaissent le secret de l’Etat du pays en
question ; ils sont mieux informés de ce qui se passe dans les rouages des institutions de l’Etat qu’ils prétendent aider que les dirigeants de ce dernier.

C’est à travers leurs relations de « travail » que les USA et leurs concurrents européens se font des « amis » parmi les hauts responsables de différentes institutions chargées de la défense du
pays et de la sécurité de l’Etat de chacun de ces pays arabes. Ces « amis » leur transmettent tous les renseignements dont ils ont besoins en échange des avantages en nature ; c’est ce qu’on
appelle en langage simple : l’espionnage des une et la haute trahison des autres.
Si au Liban on a révélé l’arrestation de plusieurs dizaines de ces espions (ayant des responsabilités au sein des institutions de l‘Etat, y compris de hauts gradés de l’armée) au service d’Israël,
les autres pays arabes n’ont pas que des saints chez eux. Si on n’en parle pas c’est parce que ceux qui sont au pouvoir sont eux-mêmes, en majorité, corrompus jusqu’au trognon. Ils sont soumis au
dictat de leurs maîtres qui les tiennent en laisse ; et ceux qui essaient de résister parmi eux on leur fait du chantage de toute sorte, en maintenant l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête :
marche ou crève ; alors ceux qui ne veulent pas crever ils marchent.

Les pétrodollars financent les guerres des USA

On trouve cette situation chez les pétrodollars qui paient le prix fort pour « l’entretien » de leurs armées et polices par les « instructeurs » occidentaux. Les régimes de ces pays déboursent des
milliards de dollars chaque année pour le renouvellement des armes, avions de combat, navires militaire, et d’autres matériels militaires ? De plus, ces pétrodollars financent les guerres
impérialistes conduites par les USA à travers le monde. Ceci se fait au dépend de leurs peuples dont une partie vit en dessous du seuil de pauvreté.
C’est pour toutes ces raisons qu’aucun pays arabe ne s’est opposé aux deux invasions de l’Irak ; au contraire il y en a qui y ont participé lors de la première attaque contre ce pays par « la
coalition internationale » au début des années 1990. Lors de la seconde invasion qui s’est terminée par l’occupation de l’Irak en 2003, aucun des chefs d’Etats arabes n’a osé condamner les
envahisseurs. Pis encore : les cheikhs du Golfe ont abrité leurs bases militaires et financé à coup de centaines de milliards de dollars cette guerre qui a détruit l’Irak !


La « Ligue arabe »

Nous assistons à une mascarade de la « Ligue arabe » qui s’agite depuis plus d’un demi-siècle sans aucun intérêt pour les pays qui la composent et leurs peuples. A l’exception de la l’unique et
simple menace de fermer les vannes du pétrole aux Occidentaux qui soutenaient l’Etat d’Israël lors de la guerre de 1973 avec les pays arabes limitrophes à la Palestine, aucune initiative de cette
dite Ligue arabe n’a servi les intérêts des pays qui la composent. Aucune autre décision


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