Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d'ignominie, vous donnera sur eux la victoire et guérira les poitrines
des croyants.
Rapport 57 de 2010 :
- Destruction de 12 véhicules militaires (5 Hummers, 2 véhicules blindés, 3 transports de troupes, 2 dragueurs de mines), causant la mort ou des
blessures à leurs occupants (estimation basée sur le nombre minimum de passagers par véhicules : 36 tués ou blessés).
- Nombre d’opérations : 25, ainsi réparties : combats particuliers (1), affrontements avec les troupes américaine et leurs alliés (2), opération de sniping (4), attaques nocturnes à
la roquette (12), attaques au mortier (25).
- Tirs de missiles sur des sites américains et de leurs alliés : 20, ainsi répartis Katioucha (3), C8 (2), C5K (5), Goshan Grad (1)
- Tirs de grenades thermiques sur les troupes d’occupation : 4.
Signé : La direction militaire de l’AII(14/7/10)
Nota :
L’Armée Islamique en Irak(al-jaysh al-islami fīl-iraq) est née début 2005. Elle est connue pour avoir enlevé les
journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot, pour ses nombreuses opérations contre les troupes d’occupation (généralement filmées), et pour son célèbre sniper surnommé
Juba.
L’AII s’est opposée par les armes à Al-Qaïda au Pays des deux fleuves, accusant cette dernière d’avoir tué plusieurs de
ses membres.
Annoncé depuis deux ans, le transfert des dirigeants irakiens arrêtés, ou qui se sont rendus sous condition, après l’occupation du pays en avril 2003,
a débuté il y a quelques jours à Bagdad. Cinquante-cinq d’entre eux – parmi lesquels le vice- Premier ministre Tarek Aziz etAbed Hmoud, secrétaire du Président Saddam Hussein -
sont actuellement détenus à la prison de Kadhemiya, centre de torture contrôlé par le ministère irakien de la Justice et les milices pro-iraniennes.
Maître Badie Aref, avocat irakien de Tarek Aziz et de plusieurs autres prisonniers de guerre, a rappelé que cet acte constitue « une
violation de la charte de la Croix-Rouge qui interdit qu'un prisonnier soit extradé vers ses ennemis ». Il a ajouté que la vie de Tarek Aziz était « désormais en
danger, car entre les mains de ses ennemis qui pourraient lui infliger la peine de mort pour se débarrasser de lui » (1). Mais, son appel est resté lettre morte, comme les
précédents réclamant sa libération pour raison de santé (2).
Maître Jacques Vergès, chargé d’assurer la défense de Tarek Aziz à l’étranger, a écrit à son sujet aux cinq chefs d’Etat membres permanents du Conseil
de sécurité de l’ONU. Il a reçu des réponses de l’ambassadeur de Russie, de son homologue de Grande-Bretagne et du conseiller diplomatique de Jacques Chirac (3). Les Etats-Unis et le
régime de Bagdad ont refusé de lui délivrer un visa pour qu’il se rende en Irak rencontrer son client, alors qu’ils en ont accordé un au juge Philippe Courroye pour interroger Tarek Aziz dans le
cadre de l’affaire « Pétrole contre nourriture ».
Dans un communiqué, la Commission Liberté et Justice(4) réunie à Paris en mai 2008, déclarait que le transfert des dirigeants
emprisonnés était « contraire à l’esprit et à la lettre des Conventions de Genève de 1949 relatives au traitement des prisonniers de guerre » et suggérait que les Etats-Unis
« les remettent à une puissance neutre ».
Plus de 1 600 résistants sont actuellement détenus au Camp Cropper, dans l’indifférence de l’opinion publique mondiale, sous-informée
(5). D’autres croupissent dans des prisons secrètes de la CIA, du régime de Bagdad ou des services secrets kurdes. La Commision Liberté et Justice concluait ainsi son
communiqué : « La décision de remettre les prisonniers de guerre irakiens aux milices pro-iraniennes qui se partagent le pouvoir à Bagdad est non seulement illégale mais criminelle
et honteuse, car c’est les livrer - en toute connaissance de cause- à la torture et au
bourreau ».
Rappel :
(1)En mars 2009, Tarek Aziz a été condamné à 15 ans de prison pour « crime contre
l’humanité », sans aucune preuve, à l’issue du procès dit des commerçants. Les procès à répétition contre l’ancien vice-Premier ministre irakien avaient pour but d’empêcher sa
libération.
(2)Bulletin de santé de Tarek Aziz (clinique du Camp Cropper –
26/1/10) :
(4)La Commission Liberté et Justice se réunie périodiquement. Elle est composée de
personnalités et de militants irakiens, arabes et français qui tentent de sensibiliser l’opinion à la situation en Irak.
Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 19 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de
Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :
Avant le début de la session, Hussein a été informé que l’entretien du jour comportera la projection d’un documentaire sur la situation dans le sud de l’Irak en
1991 (1), à la suite de la première guerre du Golfe.
Pour connaître la vérité,
il faut s’adresser aux personnes concernées
Avant le visionnage, Hussein a expliqué que toute personne présente les faits en fonction de ses croyances et de son expérience de la vie. Malgré cela, elle peut
aussi être influencée par l’opinion des autres. C’est ainsi qu’une personne exposant ses informations sur l’Irak ou un autre pays, le fait sous trois angles. Le premier est « une échelle
divine », selon ses propres croyances. Le deuxième est une échelle prenant en compte son expérience de la vie dans son propre pays. Le troisième et dernier se fonde sur ce qu’elle sait
de son pays par les Nations unies et le droit international. Hussein a alors demandé à l’interviewer : «Et, vous qui projetez le film : quel est votre point de
vue ? ». Pour Hussein, le savoir lui permettrait de répondre aux questions et commenter au mieux.
L’interviewer a dit à Hussein qu’il fallait écouter tous les faits afin de découvrir la vérité. Hussein a demandé : « Comment saurez-vous que
c’est la vérité ? ». Il a ajouté qu’il utilisait des médias occidentaux, probablement biaisés, afin de déterminer la vérité. Il a ajouté : « Vos forces
armées occupent mon pays. Vous êtes libre. Je suis prisonnier ». Il a ajouté que si quelqu’un cherche la vérité, il doit s’adresser directement aux personnes concernées. Quant au sud de
l’Irak en 1991, après la guerre, Hussein a dit qu’il fallait parler « à ceux qui ont été violés, telles les femmes » par ceux qui avaient été envoyés par l’Iran. Ces mêmes
individus ont commis, entre autre, des pillages, des massacres, des incendies. Il pense que l’on doit contacter ceux qui sont de son avis.
Hussein a déclaré que ce documentaire, préparé en Occident et diffusé pour la première fois en Amérique, n’est pas un film neutre, produit par des individus
neutres. Ce film est probablement empreint des enseignements du Christ, des lois américaines, du droit international et du style de vie aux Etats-Unis. Hussein a souligné qu’il ne voulait pas
mettre l’interviewer mal à l’aise mais, a-t-il ajouté, ce dernier doit « apprendre la vérité telle qu’elle est » et non pas comme Hussein la lui présente, ni comme le film la
raconte.
Les « traîtres se sont soulevés
sur l’ordre d’un pays étranger »
L’interviewer a alors commencé la projection du documentaire d’une heure environ. Hussein a dit que la scène montrant les chiites dans le sud de l’Irak
« pouvait être vue ailleurs, même aujourd’hui ». Il a ajouté que les chiites filmés à Kerbala, dans la mosquée, n’étaient ni enfermés ni encerclés comme il y était décrit. Se
rapportant aux paroles du reporter, à propos de tanks irakiens s’approchant de la mosquée, Hussein a demandé : « Où sont les tanks ? ». Il a ajouté que la déclaration
entendue dans le documentaire selon laquelle le Président Bush « avait encouragé » les chiites à se soulever contre le gouvernement irakien « est l’aveu d’un
crime » (2).
Hussein a demandé alors la date de réalisation du documentaire, le nom du commentateur et le nom de l’organisation non-gouvernementale pour laquelle le reporter
travaillait.
A propos de la scène montrant des chiites fuyant le sud de l’Irak vers le territoire kurde du nord, Hussein a remarqué qu’ils « ne semblaient pas avoir
peur, qu’ils semblaient heureux ». Il a ajouté que les individus en question semblaient être des Kurdes, pas des chiites.
Après 23 minutes de projection, Hussein a déclaré qu’il était l’heure de ses exercices et de sa prière. Quand l’interviewer lui a fait remarquer que les exercices
pouvaient être repoussés à plus tard, Hussein a répondu : « Je pense que c’est assez pour l’instant ». La suite du documentaire pourrait être visionnée un autre jour, a-t-il
dit : « Pourquoi cette hâte ? ».
Sur les murs
de la mosquée de l’Imam Hussein :
le sang de « camarades » exécutés
Sans être sollicité ou questionné, il a fait quelques commentaires. Il a noté que le documentaire établit que les chiites se sont soulevés contre le gouvernement
irakien avec les encouragements du Président Bush. Hussein a déclaré que les « traitres se sont soulevés sur l’ordre d’un pays étranger » et ont déclaré la guerre à leur
propre pays.
Hussein a affirmé que l’interview de l’ayatollah Khoei (3) portait en lui une contradiction par rapport aux événements. Selon le commentateur, Khoei
croyait en l’aspect pacifique de sa religion. Hussein a constaté que la réponse de Khoei aux questions du commentateur indique qu’il n’accepte pas que politique et terreur/violence se combinent.
Selon Hussein, cela est en contradiction flagrante avec les actions des chiites.
Sur le compte-rendu de la conduite des chiites, il a réaffirmé : « Nous pouvons assister à cela n’importe où » car, selon lui, si un
insurgé ne rend pas ses armes, il faut les lui enlever de force. Il a ajouté que les chiites avaient fait du mausolée de l’Iman Hussein le quartier général de leur résistance et que le sang
couvrant les murs intérieurs du sanctuaire n’était pas celui de chiites tués au cours de l’assaut des forces gouvernemental, mais celui de « camarades » irakiens exécutés dans
le bâtiment (4).
Hussein a dit que l’individu présenté dans le documentaire, la langue prétendument coupée, peut tout simplement être un muet. Le documentaire ne fournit aucune
information sur les raisons ou les personnes qui lui ont coupé la langue sauf qu’il s’agit des services secrets irakiens.
Hussein est d’avis que les Kurdes que l’on voit marchant et quittant leurs villages peuvent vouloir « émigrer » ou peut-être
s’éloigner d’une zone de combat.
Hussein a demandé si le commentateur avait posé la question aux chiites à propos de ce qu’ils avaient perdu lorsque « les criminels sont venus occuper leur
ville ». Il a déclaré être désolé pour la personne qui visionnerait ce documentaire sans connaître la vérité. Il a posé une question toute rhétorique : « Qui
aurait pu penser que les chiites se comporteraient de cette façon, en réponse à des événements survenus il y a 1300 ans » ?
Hussein a accepté de poursuivre le visionnage du film et de le commenter.
Note :
(1)Documentaire : « La dernière guerre de Saddam
Hussein ».
(2)Le 15 février 1991, George Bush (père) ayant déclaré sur la Voix de
l’Amérique et sur des tracts jetés par avion: « L’armée irakienne et le peuple irakien doivent prendre leur destin en main et forcer Saddam Hussein, ce dictateur, à se
retirer », les milices chiites et les agitateurs pro-iraniens passèrent à l’action dans le sud du pays. Le soulèvement fut promptement et durement réprimé.
(3)Le Grand ayatollah Abul-Qassim al-Khoei, mort en août 1992, était le guide spirituel des
chiites se réclamant de la Haouza de Nadjaf. Un de ses disciples, l’ayatollah Ali al-Sistani, lui a succédé. Le 10 avril 2003, lendemain de la chute de Bagdad, Abdul Majid al-Khoei, un
des fils d’Abdul-Qasim, qui dirigeait à Londres la Fondation Al-Khoei, a été assassiné près du sanctuaire de l’Imam Ali à Nadjaf. Il était considéré comme un agent du MI6, service secret
britannique. Le régime de Bagdad a accusé Moqtada al-Sadr du meurtre.
(4)En 1992, lors du soulèvement chiite dans le sud de l’Irak, les dirigeants locaux du parti
Baas, et souvent leur famille, furent massacrés par des agents pro-iraniens.
Bien que le massacre de Halabja ait été pendant plus d’une décennie un thème de propagande anti-Saddam Hussein, le procès de l’affaire s’est tenu en
catimini (1), si bien que personne ne sait réellement ce qui s’est vraiment passé les 17 et 18 mars 1988, dates de la bataille. En 2005, l’arrestation, puis la libération, maquillée en
évasion, de Tarik al-Azzaoui, accusé d’être le pilote ayant gazé le village kurde, sont curieusement passées inaperçues en Occident.
Pilote sur Mig 21 et Mirage F1 au début de la guerre Iran-Irak, Al-Azzaoui qui se déclare « Turcoman d’origine
arabe », rejette l’accusation (2). Gravement blessé en décembre 1984, lors de l’éjection de son appareil en feu, il ne pouvait plus voler sur avions de chasse et
poursuivait sa carrière comme instructeur. Son carnet de vol ne comporte pas de mention de mission les jours de la bataille. Il passait donc le week-end en famille et affirme n’avoir entendu
parler du gazage qu’en 1991 pendant la courte occupation de Kirkouk par les peshmergas.
Après la chute de Bagdad, Al-Azzaoui assurait la maintenance de la base aérienne de Kirkouk pour le compte de la Compagnie Parsons. C’est là
que, le 3 février 2005, un capitaine américain le livra à l’Asayish, agence de renseignement kurde. Mis au secret à la prison Gushti, à Soulimaniya, dans une cellule de 90 cm sur
190, torturé des jours durant sans que personne ne lui présente de preuve de ce dont on l’accusait, il finit par signer la confession réclamée. Non seulement les juges du « Haut Tribunal
irakien » refusèrent d’enregistrer que ses aveux avaient été obtenus sous la torture, mais ils le menacèrent de nouveaux interrogatoires musclés s’il niait les faits dont on l’accusait,
et l’obligèrent à déclarer qu’il ne voulait pas d’avocat.
Le 28 octobre 2007, Seif al-Din Ali Ahmed, directeur de l’Asayish à Soulimaniya, l’informa que le Président Talabani le libérait, mais refusa
de lui délivrer un document attestant de son innocence. En décembre, la rumeur courant qu’il s’était évadé et qu’on le recherchait, il quitta l’Irak avec sa famille. Malgré la publication sur le
site kurde Avene, en avril 2009, de la lettre ordonnant sa libération (3), il s’estime en danger. Réfugié en Europe, Tarik al-Azzaoui veut bien témoigner devant un tribunal
international, mais à condition de ne pas être ensuite extradé en Irak. Il sait qu’au Kurdistan, son cas fait polémique : le Goran, scission de l’UPK, parti de Talabani,
affirme que ce dernier a négocié sa libération avec des parlementaires arabes en échange de sa réélection à la présidence de la République.
Note :
(1)Lire : Halabja, procès en catimini, par Gilles Munier
La communauté chiite irakienne est en émoi depuis la diffusion sur le site You Tube des ébats sexuels d'un proche collaborateur du Grand
ayatollah Ali al-Sistani (1), avec son épouse, sa muta’a(2), et dix-huit femmes venues solliciter un avis religieux. Hamdan Naji al-Mousavi - c'est son nom -
se cache, tandis que ses conquêtes féminines sont en danger de mort. Dans la région, en effet, on ne badine pas avec la Zinâ, terme désignant l'adultère et le fornication dans le Coran.
Les femmes accusées d'actes sexuels illicites, ou qui en sont simplement soupçonnées, sont généralement tuées par leur famille.
Hamdan al-Mousavi qui, depuis onze ans, jouissait de la confiance du Grand ayatollah, était considéré comme un saint homme à Amara - ville à
majorité chiite, située sur le Tigre - où il récoltait la zakat -impôt religieux destiné aux nécessiteux– et le khums,dîme représentant le 5ème des revenus d’une famille (4). A la stupéfaction de ses disciples, amis et
voisins, il filmait avec son téléphone portable ses activités sexuelles, conduite inadmissible pour un religieux qui doit être irréprochable. Certes, le Grand ayatollah Sistani a démis
Al-Mousavi de ses fonctions à la Marjaya (5) et le gouvernorat de la province de Maysan menace d’arrestation les personnes surprises à visionner les vidéos ou à les diffuser. Mais, le
mal est fait : l’omniscience attribuée à Ali Sistani et à la Haouza (6) de Nadjaf est mise en doute. Les religieux chiites subalternes font figure d’hypocrites, voire d’obsédés
sexuels. Aujourd’hui, toute la question est de savoir qui a diffusé les vidéos, et si le scandale fait partie des intrigues ourdies par l’Iran dans la perspective de la succession du Grand
ayatollah, âgé de 83 ans, connu pour son opposition à la velayat-e-faqih, un concept développé par Rouhollah Mousavi Khomeiny, instaurant à Téhéran la dictature du guide religieux à
vie.
Note:
(1) Sex Scandal Rocks Iraqi Shia Establishment, par Yusuf al-Jezani
(Institute for War & Peace Reporting IWPR – 5/8/10)
(2)Muta'a: contrat de mariage tempotaire qui aurait été autorisé à deux reprises par leProphète Muhammad et pour un temps restreint, puis formellement interdit. Les chiites duodécimains affirment le contraire, imputant l’interdiction au calife
Omar (634-644), dont ils ne reconnaissent pas l’autorité.
(3)Zinâ : relations sexuelles hors du cadre du mariage,
un des péchés capitaux selon le Coran :"Ne vous approchez pas de la fornication. C'est une abomination et une voie pleine d'embûches"(verset 32 – sourate 17).
(4)La Zakat est un des cinq piliers de
l’islam. Le Khums, aboli par le Prophète Muhammad, était la part du butin qu’il se réservait après les batailles pour ses besoins et ceux de la communauté musulmane. Les mollahs
perçoivent également le Radd, taxe versée par les croyants en contre-partie du pardon accordé à leurs mauvaises actions.
(5)Marjaya : Autorité spirituelle collective exercée en
Irak par les quatre ayatollahs de Nadjaf.
:
Analyses et informations sur le situation en Irak et au Proche-Orient.
Le point sur les activités de la résistance irakienne.
La politique arabe de la France
Auteur du "Guide de l'Irak" (Ed. Picollec - 2000) et de "Les espions de l'or noir" (Ed.Koutoubia - 2009)
A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", de Saddam Hussein (Ed.du Rocher)