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France-Irak Actualité

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Analyses, informations et revue de presse. La situation en Irak, au Proche-Orient et du Golfe à l'Atlantique.


Nasrallah: Si Israël attaque le Hezbollah, il n’y aura « ni plafond ni ligne rouge »

Publié par Gilles Munier sur 24 Mars 2016, 06:02am

Catégories : #Liban

Nasrallah: Si Israël attaque le Hezbollah, il n’y aura « ni plafond ni ligne rouge »

Revue de presse : Al Manar - Extraits (22/3/16)*

Interviewé longuement par la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, le 21 mars dernier, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a désigné les cibles qui pourraient être celles de ses troupes en cas d’agression israélienne: «Il n’y a pas seulement les réservoirs d'ammoniac à Haïfa, il y a aussi d’autres usines pour lesquelles Israël semble avoir des garanties internationales et arabes, ou bien des gages de bonne volonté de la part des régimes arabes pour qu’elles ne soient pas bombardées. Il a donc construit des usines pétrochimiques, d’autres biologiques, sans compter les réacteurs nucléaires et les entrepôts destinés aux résidus nucléaires. Il y a aussi des entrepôts destinés à ranger les ogives nucléaires. Ces usines et ces réacteurs se trouvent dans les villes, ou dans leurs parages. Certains sont adjacents aux villes. Ce sont toutes des cibles si les Israéliens mettent à exécution leur menace de détruire l’infrastructure de notre pays. Il est de notre droit de riposter contre toute cible pour dissuader notre ennemi »…(…)… Nous devons défendre notre pays contre l’Israélien qui voudrait comme il le dit nous ramener 300 ans en arrière, en bombardant nos infrastructures. Dans ce domaine, nous devons dire que nous ne sommes pas faibles».

Après avoir menacé de frapper toutes les usines sensibles en Israël, Hassan Nasrallah a ajouté : « Supposons que nous bombardions tous ces objectifs israéliens, vers quelle ère retournera Israël ? Quand bien même ces sites se trouvent dans les villes, il est de notre plein droit de les bombarder. Les Israéliens se doivent de faire ces calculs à la lumière de cela. Nous possédons une liste complète des usines, des dépôts avec leurs coordonnées, sans compter d’autres moyens que la Résistance a en sa possession. Rien de bon pour les Israéliens qui savent que le coût sera très élevé »…(…)… La prochaine guerre, nous la mènerons sans plafond, ni ligne rouge »…(…)…

Concernant l’intervention russe en Syrie et le retrait d’une partie de ses troupes, Hassan Nasrallah a déclaré : « La Russie est une grande puissance, l’une des superpuissances. Elle a ses propres relations et intérêts qui se croisent avec ceux de puissances régionales. Mais elle ne fait pas partie de l’axe de la Résistance...(…)… Certains dans le monde ont estimé que la décision de la Russie de venir en Syrie était surprenante. Mais il en était question depuis un certain temps entre les directions syrienne et iranienne et nous étions au courant des discussions qui étaient entamées. Lorsque Poutine a pris la décision d’intervenir en Syrie, cela n’a pas surpris les dirigeants syriens et iraniens ».

Il a qualifié le retrait russe de Syrie de « partiel » : « Toute l’affaire est qu’une force russe avait été dépêchée dans le cadre d’une vision militaire qui s’est fixée comme objectifs de récupérer des régions, et d’escorter les opérations des militaires syriennes et de leurs alliés. Mais lorsque la Turquie a abattu un avion russe, et par crainte d’une friction russo-turque, la Russie a mis en garde contre toute violation turque de l’espace aérien syrien et dépêché des forces militaires supplémentaires qui n’étaient pas initialement destinées à l’être . Vu que les Turcs ont respecté leurs limites, la présence de cette force n’est plus utile ».

A la question de savoir si le Hezbollah se retirerait de Syrie, Hassan Nasrallah a répondu : « Ce qui est propagé (dans les médias) sur notre retrait de Syrie n’est pas exact. Nous resterons en Syrie pour empêcher qu’elle ne tombe entre les mains de Daesh et du Front al-Nosra. Il a été clair dès le début que ces groupuscules ne supportent ni élection ni démocratie et qu’ils apostasient tous ceux qui recourent aux urnes. Si la Syrie tombe, le Liban tombera aussi. Le sort des deux pays est lié »...(…)…

Photo : Hassan Nasrallah

Source : Texte intégral de l’interview- Al Manar

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