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Sur le blog


F.B.I

Entretiens

avec Saddam Hussein

« détenu

de haute valeur n°1 »

20 interviews et 5 conversations

ordinaires déclassifiées


Traduction intégrale

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /2010 05:18

Entretien n°14                                                       

Baghdad Operation Center

13  mars 2004

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

 

Guerre du Golfe – janvier 1991

La révolte dans le sud de l’Irak

 

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 13 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

 

Après le cessez-le-feu en 1991, Hussein a déclaré que le but de la direction irakienne était de reconstruire les infrastructures de l’Irak détruites pendant la guerre. Cela comprenait la relance des programmes agricoles et économiques. Il a affirmé que l’Irak a reconstruit « presque tout » et avait mis en oeuvre de nouveaux programmes dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation et de la santé. Mais, leur réalisation était compromise en raison de  l’embargo, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Mettre la bonne personne

à la bonne place

Quand on a fait remarquer à Hussein que des changements avaient eu lieu au sein du gouvernement irakien,  à peu près à cette époque, avec les nominations de responsables à de nouvelles fonctions, Hussein a répondu : « cela est naturel ». A son avis, ces changements arrivent couramment,  pas seulement en Irak, mais aussi aux Etats-Unis et ailleurs. Hamid Mahmoud (1), nouvellement nommé, devint secrétaire personnel de Hussein  remplaçant ainsi l’ancien secrétaire devenu Ministre de l’Education. Hussein a parlé de Mahmoud comme « d’un des ses anciens compagnons » qui avait été membre de la protection du Président dans la Himaya et les Mourafiqin. Un autre personnage, Tarik Aziz, fut nommé Vice-Premier Ministre. Hussein a décrit Aziz comme l’un des premiers membres du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR). De l’avis de Hussein, Tarik Aziz « n’avait rien gagné » avec cette nomination. Hussein a déclaré qu’il avait fait observer à la direction irakienne qu’au cas où il (Hussein) deviendrait Premier ministre irakien, il aurait besoin d’être assisté par d’autres. C’est la raison pour laquelle Aziz et Ramadan ont été nommés vice-premier ministres.

 

Hussein a expliqué que les fonctions d’un secrétaire personnel comprend l’organisation de l’emploi du temps de la personne avec qui il travaille. Il doit être précis dans l’exécution de ses devoirs.  Il avait donc choisi Mahmoud parce qu’il « convenait au poste » ; c’était son choix et cela n’avait pas de signification historique.  Hussein a redit que Mahmoud avait été membre de l’Himaya (2) et des Mourafiqin (3), organisations composées de membres de sa famille. Au début de la Révolution, il n’y avait qu’un seul de ses parents ayant une responsabilité politique dans le gouvernement. A cette époque, les autres avaient peu d’éducation et servaient dans l’armée irakienne ou les autres services de l’armée.

 

Hussein a souligné que les membres de sa sécurité ne lui imposaient pas nécessairement  ses déplacements. Il a affirmé qu’il leur avait parfois enseigné, lui-même, comment améliorer leur performance et leurs résultats. Il s’est souvenu de les avoir taquinés en disant qu’il pourrait accomplir leur travail mieux qu’eux. Il pensait qu’il était important que son personnel de sécurité ne soit pas "brutal" quand il se « mêlait » au peuple. A son avis, la sécurité aurait failli à sa mission si elle l’avait « isolé » des masses. Il était aussi important qu’elle soit capable de modifier ses obligations et sa conduite pour se plier à la nature de Hussein. Comme preuve de ses compétences pédagogiques, Hussein a déclaré qu’il pourrait fournir à l’interviewer des conseils sur ses tâches. Quand on lui a demandé d’expliciter, il a déclaré : « Un docteur ne court pas après le gens pour leur demander ce qui ne va pas. Ils viennent à lui ».

« Un être humain

n’est pas une marchandise »

Hussein a observé que le plus important est de s’interroger sur sa position, quand on exécute ou élabore, afin de déterminer comment remplir ses obligations. Un exécutant doit être rapide et précis. Celui qui supervise doit laisser à ses subordonnés une certaine initiative. La « marge d’initiative » diffère selon la situation, militaire ou civile, car, dit Hussein, « les yeux sur le terrain sont différents de ceux dans les postes de commandement ». Souvent, « les yeux sur le terrain » comprennent une situation particulière avec plus d’exactitude que les éléments de commandement.  

 

Sur les traits de caractère qu’il recherche dans ses subordonnés, Hussein a dit : « qu’un être humain n’est pas une marchandise ». On peut penser qu’un individu convient à un poste pour découvrir, plus tard, qu’il ne possède pas les qualités nécessaires. Pour Hussein, une situation particulière peut requérir le choix d’un individu précis, même si, dans d’autres circonstances, il n’aurait pas  été considéré comme le meilleur choix. Cela est particulièrement vrai dans le contexte d’opérations militaires où la bonne personne doit être trouvée.

 

Hussein a expliqué que le choix d’individus pour des postes militaires ou gouvernementaux, ou leur renvoi, implique souvent de prendre en considération la perception de la famille ou de la tribu. Un autre facteur est d’évaluer la force de la psyché irakienne et du sens de « l’identité ». Même si une situation particulière demande le renvoi d’un Irakien de son poste, un chef doit analyser comment ce renvoi sera perçu. Par exemple, les proches de cet individu pourront remettre en question son caractère. Certains demanderont « encore et toujours » pourquoi il avait été renvoyé ? D’autres demanderont : « Etait-il un lâche ? ». Ces questions pourront même se poser si l’individu décide de démissionner dans des circonstances normales. Les familles peuvent se sentir « salies ». Dans d’autres cas, ces actions peuvent les conduire à haïr le gouvernement. Hussein a expliqué qu’obligés de tenir compte de ces attitudes et sentiments, les dirigeants militaires ou civils n’étaient pas souvent libres d’effectuer les changements de personnel, même quand ils s’avéraient nécessaires.

Un mélange de voleurs, de rebelles

Quand on a évoqué devant Hussein les révoltes du sud de l’Irak après la guerre de 1991, dont on a souvent parlé, Hussein a prétendu ne pas en avoir entendu parler. Quand on lui a démontré que de nombreux interviews et reportages ont documenté ces révoltes, Hussein a demandé : « N’avons-nous pas déjà discuté de cette question ? ». Il a, cependant, déclaré que dès le lendemain du cessez-le-feu de 1991, « des éléments » ont initié des opérations de sabotage dans les villes du sud irakien, Bassora, Nasiriya, et Amara. Plus tard, cette activité s’est étendue aux villes  du nord du pays, Soulimaniya, Erbil et Kirkouk. Hussein a déclaré que les groupes conduisant ces opérations étaient « poussés » par l’Iran et que l’Irak avait capturé 68 officiers des services secrets iraniens qui avaient été échangés, plus tard, contre des prisonniers irakiens.

A l’époque de ces révoltes, la plupart des ponts avaient été détruits, l’électricité n’existait plus. Le service de l’eau était sporadique et les réserves de nourriture minimales. Dans cet après-guerre, ces facteurs contribuaient à un soulèvement général dans le pays. Les éléments participant à ces révoltes étaient un mélange de voleurs, de rebelles et de « ceux en provenance d’Iran ». Ce dernier groupe comprenait des individus des services du gouvernement iranien, des Irakiens d’origine iranienne, des Irakiens qui avaient « fui » en Iran. Il était difficile de déterminer leurs nationalités avec certitude, car beaucoup avaient détruit, intentionnellement, leurs papiers d’identité.

Suite à un accord avec l’Iran,

les opérations hostiles ont cessé

Hussein a déclaré qu’après avoir décidé de reprendre le contrôle du pays, la direction irakienne considéra que le sud du  pays était une haute priorité. C’était dans cette région que les forces irakiennes ont combattu principalement des Iraniens.  Après avoir restauré l’ordre dans le sud du pays,  les forces gouvernementales se sont tournées vers le nord où elles ont rencontré peu ou pas de résistance. Les combats dans le sud et le nord du pays ont duré approximativement deux mois… Hussein a dit : « Dieu nous a donné la victoire ». A partir de là, selon Hussein, l’Iran a continué à introduire des groupes de dix à quinze personnes pour  lancer des opérations contre le gouvernement… Cependant, ces personnes ont vu, pour la plupart, leurs plans contrecarrés. A la fin, suite à un accord entre l’Irak et l’Iran, ces opérations hostiles ont cessé.

 

Hussein a qualifié les soulèvements de 1991 d’activité d’insurgés conduite par des « hors-la-loi et des voleurs ». Il ne considérait pas les insurgés comme des révolutionnaires. Quand on lui a demandé quels facteurs avaient sous-tendu ces troubles, Hussein a répondu, le soutien de l’Iran, la faiblesse du gouvernement irakien après la guerre et peut-être une assistance des forces de la coalition. Il a noté que toutes les institutions gouvernementales, y compris la police et l’armée, avaient été affaiblies par la guerre. Peu à peu, cependant, les forces armées reconstituèrent leurs capacités et furent en mesure de réduire ces rebelles… Selon Hussein, la « lame (des forces armées) s’allongea de plus en plus ». Il a reconnu que l’état de faiblesse de l’armée irakienne a été le facteur principal qui a permis, en premier lieu, cet état de non-droit.

 

Hussein croyait que le but de l’insurrection était de prendre le contrôle de l’Irak. A son avis, cette tactique a été utilisée en 1991, mais comme lors de sa précédente guerre avec l’Irak, l’Iran s’est montré incapable d’atteindre son objectif. L’Iran avait voulu contrôler tout ou partie de l’Irak, notamment le sud. C’est l’opinion de Hussein que l’Iran voulait étendre son pouvoir à la partie orientale de l’Arabie saoudite, et à l’ensemble du Golfe.

« On leur avait donné l’autorité,

ils en firent usage »

Le CCR avait confié aux gouverneurs des provinces irakiennes le contrôle de l’armée durant les soulèvements afin de protéger le peuple et l’Etat et de rétablir la sécurité et « une vie normale ». Le peuple et la nation étaient menacés par des tueries en nombre, des vols, des incendies et une destruction générale, ce qui fut maitrisé. Hussein a nié connaître les méthodes utilisées par les gouverneurs et les militaires pour rétablir l’ordre. Hussein a affirmé : « On leur avait donné l’autorité et ils en firent usage ». Il n’avait pas, à l’époque, demandé le détail des opérations mais avait demandé et reçu des rapports sur les progrès effectués.  

 

Sur les restrictions imposées aux forces militaires par la direction au cours de cette période, Hussein a demandé : « Qu’entendez-vous par restrictions ? ».  Il  a objecté que la Convention de Genève s’applique à une telle situation, disant qu’elle ne s’applique que pour les guerres. Hussein a expliqué que, s’agissant de conflits internes, la Convention de Genève s’appliquait à des situations où une puissance occupante est un pays étranger. Il a dit qu’elle s’appliquait à des tentatives de coups ou des soulèvements internes où ont lieu des crimes, comme les incendies et les pillages.

« Je suis responsable de ce que je décide »

L’interviewer a fait remarquer  à Hussein que le droit international ne permet pas de cibler les civils ni même un objectif militaire quand  des civils s’y trouvent, et que certaines lois humanitaires s’appliquent toujours. A la question de  nouveau posée sur les limites imposées aux forces militaires au cours des soulèvements de 1991, Hussein a répliqué qu’un Irakien, civil ou militaire, connait quel comportement humain est acceptable et il n’ a pas besoin  qu’on lui dise comment se conduire.

 

Hussein a dit : « Je suis responsable de ce que je décide », mais qu’il n’est pas responsable de la conduite d’un Irakien. Il a allégué que si un Irakien voulait se servir de lui (Hussein) pour justifier ses actions, il accepterait aussi longtemps que cette affirmation ne faisait pas de tort à sa réputation. Pour Hussein, un dirigeant est responsable des actes d’un subordonné, s’il se rend compte des transgressions de cet individu et le confronte à ses manquements. Il a déclaré que tout individu est jugé selon sa loi et sa constitution.

Notes :

(1) Abid Hamid Mahmoud al-Tikriti, n°4 sur la liste des 55 dirigeants baasistes les plus recherchés, ancien officier, secrétaire particulier du Président Saddam Hussein, a été arrêté le 16 juin 2003 près de Tikrit, dans le cadre de l’Opération Scorpions du Désert. Il supervisait les activités de l’Organisation spéciale de sécurité (Al-Amn al-Khas), service assurant la protection du Président et des principaux dirigeants. Après la défection de Hussein Kamel (août 95), qui le secondait, Qusaï, un des fils de Saddam Hussein, prit la suite.

(2) Au sein de d’ Al-Amn al-Khas, l ’Himaya al-Ra'is était chargé de la protection des principaux dirigeants baasistes.

(3) Les Murafiqin (les Compagnons) était la garde spéciale du Président Saddam Hussein (une quarantaine de membres). Ils dépendaient de l’Himaya.

 

Traduction des entretiens précédents

sur le blog

 

Par Gilles Munier
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 15:43

Le Kurdistan irakien,

futur membre de l’OCDE ?

Dans une interview accordée au site kurde Rudaw.net (18-05-2010)*, Mahir Kaynak, ancien directeur du MIT (Milli İstihbarat Teşkilat), service de renseignement turc, a déclaré qu’après le retrait des forces américaines d’Irak (et de sa région autonome), les Kurdes irakiens devront choisir entre se rapprocher de la Turquie et le statu quo, c'est-à-dire vivre avec les Arabes qui les haïssent du fait de leur collaboration avec l’ennemi.

   Mahir Kaynak pense qu’en cas de sécession du Kurdistan irakien, les Américains reconnaîtront le nouvel Etat, leur but étant, depuis la guerre de 2003, de partitionner l’Irak. Les Kurdes, dit-il, devront alors choisir parmi leurs voisins – Turcs, Perses, Arabes - celui qui correspond le mieux à leur intérêt. Selon lui, un Kurdistan indépendant pourrait - s'il le souhaite - fusionner avec la Turquie. Si c’était le cas, un statut de région fédérale lui serait accordé.

   Pour Kaynak, l’existence de cette région fédérale kurde ne modifierait pas le statut des Kurdes de Turquie, population ayant, dit-il, la même origine raciale que les Turcs et ne vivant pas seulement dans le sud-est du pays, mais dans toute l’Anatolie.

   La fusion du Kurdistan irakien avec la Turquie déboucherait sur l’entrée du Kurdistan (irakien) dans l’OCDE et un jour, peut être, dans l’Union européenne. Les pays de l’OTAN auraient alors le haute main sur les réserves de pétrole du nord de l’Irak et, surtout, sur le plus important château d’eau du Proche-Orient…

 * Exclusive interview with ex-MIT Director on Kurds and KRG, par Bawr Cham

http://www.rudaw.net/details.aspx?lang=English&page=articles&c=Exclusive%20Interviews%20&id=22112

 

 
Par Gilles Munier
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 17:22

Un crime au Kurdistan irakien

L’Agence de sécurité de la Région kurde (SAKR), service de renseignement plus connu sous le nom de Parastin, accuse le parti d’opposition kurde Gorran d'avoir attisé les tensions au Kurdistan irakien en la rendant responsable de l'assassinat du journaliste Sardasht Osman. Le jeune homme (23 ans) a été enlevé en plein jour, le 4 mai, devant l’université Salah Eddine (Saladin) à Erbil, où il étudiait. Les gardiens de l’établissement dépendant de l’Unité Zerevani, du PDK (Parti démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, président de la Région autonome), ne sont pas intervenus. Sardasht Osman dénonçait la corruption et le népotisme au Kurdistan. Il avait publié un article satirique titré : « Je suis amoureux de la fille de Massoud Barzani » où il énumérait les avantages – exorbitants - dont bénéficient les membres de la famille Barzani, et – surtout -  brisé un tabou en signalant que les palais du président kurde sont protégés par des Israéliens.

 

Deux balles dans la tête

   Ayant fait l’objet de menaces de mort, Sardasht Osman avait écrit en janvier dernier : « Ces derniers jours, pour la première fois, on me dit que ma vie touche à sa fin, et, comme ils disent, que ma permission de respirer ne sera bientôt plus valable, mais je ne crains ni la mort ni la torture, j'attends ce rendez-vous pour voir mes meurtriers, et je prie pour recevoir une mort tragique digne de ma vie qui fut tragique… J'ai contacté ensuite le brigadier de la police d'Erbil qui m'a dit : "Le portable qui vous menace est extérieur à ce pays!"; il m'a dit aussi qu'à Erbil rien ne se passe, et il m'a répété que je devais avoir un problème personnel. J'ai alors pensé, avec un sourire, qu'il avait peut-être raison et que Nicolas Sarkozy* pouvait m'avoir téléphoné et menacé ! » (1).

   La camionnette où l’ont jeté ses ravisseurs a passé sans difficulté plusieurs postes de contrôle tenus par le PDK. Son corps, portant des traces de torture et deux balles dans la tête, a été retrouvé, le 6 mai, sur une autoroute près de Mossoul. Le Parastin, dirigé par Masrour Barzani (fils de Massoud Barzani), a été aussitôt accusé du meurtre. A l’annonce de la mort de Sardasht Osman, plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté devant le siège du PDK à Erbil et à Soulimaniya, 74 journalistes kurdes ont demandé à Hillary Clinton que les Etats-Unis « réagissent de façon appropriée à l’incident ».

 

Masrour Barzani sur la sellette

   Ce n’est pas la première fois que Masrour Barzani s’en prend violemment à des journalistes. En février 2006, il avait ordonné à ses gardes du corps de tirer - en plein Vienne – sur l’écrivain Kamal Saïd Qadir. Cet intellectuel kurde – citoyen autrichien – connu pour ses articles fustigeant la nomenklatura d’Erbil, avait eu la mauvaise idée d’aller en 2005 au Kurdistan pour se rendre compte de la situation. Arrêté, il avait été condamné à … 30 ans de prison, puis libéré quelques mois plus tard grâce aux pressions exercées par l’Autriche.

   Au Kurdistan irakien, le Parastin et le Dazgay Zaniyari (son alter ego dans le camp de Jalal Talabani) sont régulièrement accusés de détentions arbitraires, de torture, d’exécutions sommaires, et de nettoyage ethnique à Kirkouk et dans les régions limitrophes.

 

(1) La mort de Serdest Osman et les jeunes Kurdes en colère – Lire dans cet article, la traduction de sa lettre à Massoud Barzani.

http://sohrawardi.blogspot.com/2010/05/la-mort-de-serdest-osman-et-les-jeunes.html

* Nicolas Sarkozy est présenté au Kurdistan irakien comme un des grands supporters du clan Barzani. Lors d’une conférence organisée le 29 janvier dernier, au Sénat français, Masrour Barzani, chef du Parastin, s’est fait le chantre des droits de l’homme. Boris Boillon, ambassadeur de France à Bagdad, qui intervenait à la tribune, ne tarissait pas d’éloges sur la façon dont le Kurdistan irakien est gouverné !

Lire : Les entreprises françaises, cibles de la résistance (AFI-Flash n°103) http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-les-entreprises-fran-aises-cibles-de-la-resistance-49188479.html

 

Par Gilles Munier
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Dimanche 16 mai 2010 7 16 /05 /2010 16:53

Entretien n°13                                                       

Baghdad Operation Center

11  mars 2004

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

 

Guerre du Golfe – janvier 1991

L’occupation du Koweït

« 19ème province » :

désinformation et réalité

 

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 11 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

 

Hussein a été informé que la discussion serait la suite des discussions précédentes sur la situation au Koweït.

 

Au sujet des informations fournies par le gouvernement koweitien  chiffrant à 180 millions de dollars les dommages causés par l’invasion et l’occupation du Koweït par l’Irak, Hussein a demandé quelle en était la source. A la réponse qu’elle provenait du Koweït, Hussein a demandé quelle était l’entité neutre et légale ayant interrogé le Koweït, à l’origine de cette  conclusion. A son avis, « personne » n’a demandé au Koweït les détails de cette enquête. Hussein a, à nouveau, douté de l’existence de preuves soutenant les prétentions koweitiennes.

Si le Koweït avait été

un pays sans pétrole…

Hussein a réitéré l’affirmation soutenue lors d’un précédent entretien, à savoir que « le Koweït est irakien ». Pour lui, le Koweït « a été volé » à l’Irak grâce à une résolution britannique. Il a ajouté si le Koweït avait été un pays sans pétrole, il n’aurait pas été « volé ». Hussein a déclaré que l’arrogance des dirigeants koweitiens les rendait « stupides » et avait déclenché la guerre. Il a de plus ajouté qu’il concevait que les Etats-Unis, situés de l’autre côté de l’Océan Atlantique, puissent souhaiter un Irak pauvre, mais qu’il ne comprenait pas l’intérêt du  Koweït de coexister avec un « pays affamé ».

 

Hussein a souligné qu’il ne disait pas que le Koweït n’avait pas le droit de faire ces déclarations, mais il a, à nouveau, remis en cause l’identité de l’entité neutre qui avait examiné la question et si cette dernière avait été discutée avec l’Irak. Hussein a suggéré qu’une sorte de tribunal aurait dû être créé pour entendre les deux parties, avant de rendre sa décision. Cependant, ce n’est pas ce qui s’est passé.

Les rumeurs

sur les Koweitiens « disparus »sont fausses,

comme celles sur les ADM

Hussein a déclaré que, peu avant la dernière guerre, les officiels américains ont annoncé que les dettes irakiennes seraient abandonnées,  y compris les dommages dus au Koweït. De l’avis d’Hussein, cela prouvait bien que les sommes prétendument réclamées par le Koweït ne constituaient pas une dette légale et étaient « une question politique ». Il a ajouté que cette politique avait été initiée par les Etats-Unis et non par les Nations unies, le Koweït ou toute autre entité.  

 

L’interviewer a dit à Hussein que le Koweït n’avait jamais demandé de compensations pour les dommages subis pendant l’invasion et l’occupation irakienne. Il avait cependant demandé le retour de 605 prisonniers de guerre. Jusqu’à ce jour, ces prisonniers n’ont pas été libérés. Hussein a déclaré que ces prisonniers ne sont pas des « captifs », mais des personnes disparues selon la définition d’une résolution de l’ONU. De nombreuses « histoires et romans ont été tissés » autour de cette question, a-t-il ajouté, comme pour la question des armes de destruction massive (ADM). Les rumeurs sur les prisonniers de guerre koweitiens se sont avérées fausses tout comme celles sur les ADM. Hussein a précisé que, souvent, au cours d’une guerre, des individus sont portés « disparus », citant comme exemple, le seul membre de la force de coalition de la Première guerre du Golfe et les milliers d’Irakiens et d’Iraniens lors de la guerre entre les deux pays. Quant aux 605 Koweitiens prisonniers, Hussein a affirmé que le Koweït connaît leur sort. Hussein a démenti savoir si les 605 Koweitiens avaient été capturés dans des circonstances autres que les combats après l’invasion du Koweït par l’Irak.

 

Hussein a reconnu qu’Aziz Saleh al-Numan était gouverneur du Koweït au cours de l’occupation de ce pays (1). En tant que tel, il devait  rapporter directement au ministre de l’Intérieur de l’époque, Ali Hassan al-Majid. Les charges d’Al-Numan comme gouverneur étaient déclinées dans les lois provinciales irakiennes. Hussein ne se souvient pas si al-Numan a été nommé par lui ou par un décret du Conseil du Commandement de la Révolution (CCR). En Irak, la Constitution  définit l’autorité du CCR et du Président qui est aussi le Président du CCR. Des nominations gouvernementales comme celles d’officiers de haut rang, de juges et de directeurs généraux sont fondés sur une directive « républicaine ». Hussein a expliqué que le système irakien permet au Président de proposer un nom pour une nomination, et de requérir du CCR un retour d’information. Les décisions en Irak sont signées par le Président. Il est dans ses prérogatives de consulter ou de ne pas consulter. Hussein a dit que « son style » était de toujours consulter les autres au moment de prendre une décision. Les gouverneurs étaient missionnés sur la base d’une directive « républicaine » ou présidentielle. Hussein ne se souvient pas s’il a discuté de la nomination d’Al-Numan avec le CCR.

Faux document

A la question de savoir si l’Irak avait utilisé, au cours de la Première guerre du Golfe, des Koweitiens, des Japonais ou des Occidentaux comme boucliers humains sur des sites clés, y compris des positions militaires  et des centres de communication, Hussein a démenti que des individus aient été emmenés sur des positions militaires (2). Il a ajouté que le gouvernement irakien n’empêchait pas des gens de se porter « volontaires » pour être bouclier humain pour protéger des installations comme les centres de communication. Il ne se souvient pas, en l’espèce, s’il y a eu des volontaires en 1991 (3).

 

Le traducteur a lu à Hussein une communication gouvernementale venant de Qusay Hussein  sur le recours à  des prisonniers koweitiens comme boucliers humains. Hussein a déclaré qu’il n’avait aucune information concernant cette lettre. Quand il a été noté que ce document avait été découvert par les forces américaines dans un bâtiment gouvernemental irakien et semblait officiel, Hussein a déclaré : « Je vous ai répondu ». Avait-on, a-t-il demandé, questionné ces prisonniers s’ils avaient été retenus en captivité ou utilisés comme boucliers humains… Il a déclaré que l’Irak avait relâché tous les prisonniers koweitiens. Après qu’on lui eut observé que le document était daté du 14 mars 2003, Hussein a déclaré : « C’est un faux. C’est impossible ». Hussein a suggéré que cette communication soit examinée de près pour en déterminer l’authenticité ; pour lui, il était daté de 1991. Hussein a ajouté que si la date est 2003, alors c’est un faux. Hussein a ajouté qu’à l’époque, l’Irak n’avait pas de captifs. Hussein a affirmé que Qusay n’était pas le genre de personne « à inventer ». Il a redit que des experts des Etats-Unis et de l’Irak devraient examiner ce document avec soin pour en déterminer l’authenticité.

L’utilisation d’armes chimiques

ne nous « est jamais venue à l’esprit »

A la question de savoir pourquoi l’Irak n’avait pas utilisé d’armes chimiques au cours de la Première guerre du Golfe, Hussein a répondu qu’on lui avait déjà posé la question et qu’il avait répondu. Quand on lui a fait remarquer que cette question ne lui avait jamais été posée, il a répliqué qu’il trouvait étrange qu’elle lui soit posée, par l’interviewer ou tout autre, à ce stade ou à n’importe quel autre moment. Ce n’était pas la politique de l’Irak de recourir aux armes chimiques contre les forces de la coalition. C’était une discussion pour l’histoire, a-t-il commenté, pas sur des hypothèses irréalistes. Il a demandé comment l’Irak aurait été dépeint s’il avait utilisé les armes chimiques. Hussein a répondu à sa propre question : « On nous aurait qualifié de stupides ». Selon Hussein, les armes chimiques et leur utilisation n’ont jamais été discutées par les officiels irakiens avant ou pendant la guerre de 1991.

 

Comme rapporté dans un entretien précédent, Hussein a admis qu’une rencontre avait eu lieu entre le Secrétaire US James Baker, et le ministre des Affaires étrangères Tarik Aziz, en janvier 1991, peu avant la guerre. Hussein se rappelle des paroles de Baker disant « qu’il renverrait l’Irak à l’époque pré-industrielle ». Il a confirmé que l’Irak ne se laissait pas intimider par des menaces, notamment lorsqu’elles émanaient d’un personne « en position de force ». Hussein a nié savoir si cette discussion avait, en partie, porté sur la position des Etats-Unis au cas où l’Irak ferait usage d’armes chimiques au cas d’ouverture des hostilités. Selon Hussein, "nous avons pris la bonne décision". Il a déclaré: l'utilisation d'armes chimiques ne nous « est jamais venue à l’esprit ».

L’Irak n’a pas demandé la permission

de faire voler ses hélicoptères

Hussein a déclaré que Sultan Hashem, ministre de la Défense (4), et Saleh, Commandant du Second Corps, représentaient l’Irak aux négociations pour un cessez-le-feu au cours de la Première guerre du Golfe. Leurs  positions et leurs points de vue étaient les mêmes que ceux de la direction irakienne, à savoir obtenir un cessez-le-feu et obtenir le retrait des forces étrangères d’Irak. L’Irak, a-t-il dit, n’avait pas l’intention de continuer la guerre et souhaitait un cessez-le-feu.

 

A la question de savoir si d’autres points avaient été discutés par l’Irak lors de ces négociations en 1991, Hussein a déclaré ne pas se souvenir si des requêtes autres que le  retrait des troupes étrangères avaient été présentées par l’Irak. De l’avis d’Hussein, les combats auraient continué sans ce retrait. Hussein a démenti savoir si l’Irak avait demandé, et reçu, la permission de faire voler ses hélicoptères (5). Il a, de plus, nié connaître le pourquoi d’une telle demande de l’Irak.

 

Notes :

(1) Aziz Saleh al-Numan, né à Nassiriya en 1941, a été gouverneur de la « 19ème province » - Koweït - entre novembre 1990 et février 1991. Responsable du parti Baas pour la partie ouest de Bagdad, n°8 sur la liste des dirigeants  les plus recherchés, il a été arrêté par les troupes d’occupation le 20 avril 2003.

(2) Les étrangers arrêtés au Koweït étaient traités différemment de ceux retenus en Irak, et éventuellement placés sur des sites stratégiques non militaires, comme des usines. La plupart était assigné à résidence à l’hôtel Mansour Melia à Bagdad. Les étrangers résidents en Irak étaient retenus à titre d’ « invités ». Ils étaient répartis dans les autres grands hôtels de Bagdad et libres de leurs mouvements à l’intérieur du pays.

(3) La présence de volontaires – « boucliers humains » - pendant la Première guerre du Golfe n’a pas été significative, l’opération ayant été lancée en octobre 1990 alors que les voies de communication étaient pratiquement coupées. Au-delà de l’acte de soutien militant, l’arrivée de volontaires devait surtout permettre le rapatriement des étrangers retenus.

(4) Le général Sultan Hashem Ahmed al-Jabburi al-Tai, né en 1944 à Mossoul, est un des officiers irakiens les plus décorés de la guerre Iran-Irak.

(5) Dans ses Mémoires (Plon-1992), le général Norman Schwarzkopf raconte qu’à Safwan, le 3 mars 1991, il a autorisé les hélicoptères irakiens armés à voler, alors que le général Sultan Hashem Ahmed, chef d’état-major en second de l’armée irakienne, ne demandait que la possibilité de transporter des responsables irakiens dans des zones où les routes et les ponts étaient hors d’état. Le général Sultan Hashem, futur ministre irakien de la Défense, a été condamné à mort le 24 juin 2007 par le « Tribunal Spécial Irakien » pour sa participation à l’opération Anfal, au Kurdistan. Son exécution a été repoussée. Selon le Commandement Central américain, il s’était rendu le vendredi 19 septembre 2003, contre la promesse d’être remis en liberté à la fin des enquêtes le concernant.

 

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

 

Traduction des entretiens précédents

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Par Gilles Munier
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 20:22

Législatives 2010 en Irak (suite)

Match retour : IRAN 1 USA 0

   Sans attendre la publication officielle des résultats des élections législatives du 7 mars, Ibrahim al-Jaafari, en tête du referendum organisé par Moqtada al-Sadr donnant les Premiers ministres chiites (1) qui lui conviennent, a annoncé la formation d’une majorité parlementaire regroupant les partis pro-iraniens (2), une formule souhaitée par Téhéran depuis le début de la campagne électorale. Fin avril, Hassan Kazemi-Qomi, ambassadeur d’Iran à Bagdad, avait demandé aux partis gravitant dans l’orbite du régime des mollahs de mettre de côté leurs différends et de s’unir. C’était pour l’Iran, leur avait-il dit : « une question de sécurité nationale » (3). Mais, avec 159 sièges, il leur en faut quatre autres pour obtenir la majorité au Parlement (325 sièges).  L’apport des 43 sièges de l’Alliance kurde (Barzani-Talabani) leur semble acquis, tout dépend des concessions qu’ils lui consentiront à Kirkouk et dans les « régions contestées ».

 

Fuite en avant des pro-iraniens

   Pour se maintenir au pouvoir, Nouri al-Maliki et les pro-iraniens n’y sont pas allés par quatre chemins. Ils ont invalidé rétroactivement 52 candidats pour leurs liens supposés avec le parti Baas irakien (4), avec, parmi eux, deux parlementaires élus, ce qui a permis de réduire un peu l’avance d’Iyad Allaoui (91 sièges) sur Al-Maliki (89 sièges). Un des députés particulièrement visés était Ibrahim al-Mutlaq, élu à Bagdad. Son frère, Saleh al-Motlaq, chef du Front du dialogue national et « bête noire » de Téhéran avait été éliminé pour le même motif, avec 511 autres candidats, avant les élections (5). Comme si cela ne suffisait pas, le régime est même allé jusqu’à annuler les voix de leurs électeurs, une première mondiale en matière de « démocratie ».

   L’obligation constitutionnelle de proposer au bloc arrivé en tête du scrutin la désignation du Premier ministre, n’a pas été respectée. Pressée d’en finir, la nouvelle majorité pro-iranienne ne cache pas que les candidats ayant déposé des recours « ont peu de chance d’être repêchés ». Ali al-Lami, directeur du comité de débaassification, l’a dit avec d’autant plus de hargne qu’il a été battu aux élections.  

   Le recomptage manuel des 2,5 millions suffrages exprimés à Bagdad, dont les résultats seront inévitablement contestés, ne devrait guère avantager Al-Maliki, mais lui permettre de « sauver la face » (6). A l’heure de l’informatique, il s’est aperçu trop tard qu’il ne suffisait pas de bourrer les urnes pour l’emporter. Avec un bon logiciel, des outils de reconnaissance optique spécialement configurés, Sandra Mitchell – surnommée Madame CIA - conseillère technique en chef de la mission de l’ONU chargée de superviser les législatives, aurait rétabli un semblant d’équilibre entre partisans de l’Iran et des Etats-Unis, en laminant les listes indépendantes au profit d’Iyad Allaoui.

 

La muraille de la peur

   Face au coup de force iranien, Iyad Allaoui se démène comme un beau diable, mais en pure perte. Il revendique le droit de former le prochain gouvernement, déclare que le recomptage des voix doit avoir lieu dans toutes les provinces où des fraudes ont été constatées: Bassora, Nadjaf, Qadissiya, Diwaniya, Nassiriya, Mossoul, Kirkouk. Quant à Bagdad, il veut savoir qui gardait les urnes depuis un mois et demi, et exige que soit prises en compte celles qui ont mystérieusement disparues le 7 mars. Si ses revendications ne sont pas satisfaites, il demandera à l’ONU d’organiser un nouveau scrutin « pour sauver le processus politique »… Qui peut croire que les Nations unies, ayant déclaré que les élections sont un succès, répondront favorablement à sa demande ; ou que les Etats-Unis seront prêts à affronter l’Iran sur ce terrain là ?

    Comme en 2005, l’Iran sort vainqueur de la mascarade électorale. Mais, le vrai combat est celui livré sur le seul terrain important : celui de la résistance du peuple irakien. Dans cette perspective, Nouri al-Maliki a pris ses dispositions au cas – aujourd’hui improbable -  où il serait réélu Premier ministre : une muraille de sécurité en béton surmontée de caméras et de dispositifs ultra modernes de surveillance, ceinturant l’ensemble de Bagdad, est en construction. Elle sera achevée mi-2011. Huit portes contrôleront l’accès à la capitale… comme au Moyen-âge. Ainsi, a dit le général Qassim Atta, porte-parole du Commandement des Opérations à Bagdad, « les terroristes ne pourront plus entrer dans la ville ». On n’arrête pas le progrès !

 

Lire : Elections législatives en Irak - Match aller : USA : 1 - Iran : 0

http://www.france-irak-actualite.com/article-legislatives-2010-en-irak-usa-1-iran-0-47306856.html

 

Notes :

(1) Lire : Moqtada Sadr et la « démocratie participative » (AFI-Flash-  n°103- avril 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-moqtada-al-sadr-et-la-democratie-participative-48850603.html

(2) Participaient à cette réunion, organisée au domicile d’Ibrahim al-Jaafari (Islah – scission d’Al-Dawa), selon l’Iranian News Agency (IRIB): Tareq Najm (Dawa - Maliki) - Ali al-Adib (Dawa- Maliki) - Abd al-Halim al-Zuhayri (Dawa - Maliki) - Hasan al-Sunayd (Dawa - Maliki) - Khudayr al-Khuzai, (Dawa, courant Tanzim al-Iraq) - Ahmad Chalabi (Congrès National Irakien - INC) - Humam Hamudi (Conseil suprême islamique en Irak – ISCI de Ammar al-Hakim) - Falah al-Fayyad (Islah/Jaafari) - Qusay al-Suhayl (Mouvement sadriste) - Hassan al-Shammari (Fadila).

(3) Teheran’s coup in Iraq (Part III), par Robert Dreyfuss

http://www.thenation.com/blog/tehrans-coup-iraq-part-iii

(4) Le coup de force post électoral a été mené par le Comité Responsabilité et Justice, dirigé par Ahmed Chalabi  et Ali al-Lami. Il fait la chasse aux baasistes avec le soutien  de Nouri al-Maliki.

(5) Législatives 2010 : la grande manip’, par Gilles Munier (Afrique Asie – avril 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-legislatives-2010-la-grande-manip-47766505.html

(6) La province de Bagdad est représentée par 70 parlementaires. Le 7 mars, le bloc de l'État de droit de Nouri al-Maliki a remporté 26 sièges et Iraqia de Iyad Allaoui 24.

Par Gilles Munier
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  • Auteur du "Guide de l'Irak" (Ed. Picollec - 2000) et de "Les espions de l'or noir" (Ed.Koutoubia - 2009) A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", de Saddam Hussein (Ed.du Rocher)

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