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F.B.I

Entretiens

avec Saddam Hussein

« détenu

de haute valeur n°1 »

20 interviews et 5 conversations

ordinaires déclassifiées


Traduction intégrale

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 07:53

La campagne des législatives

en pays turkmène

 

3 questions au Dr. Hassan Aydinli

Représentant du Front Turkmène Irakien

en Europe

 

1)  Combien de partis turcomans seront représentés aux prochaines élections législatives, dans quelles coalitions ?

   Il y a deux catégories de partis :

- Ceux créés par les Turkmènes eux-mêmes et qui défendent réellement la cause turkmène.

- Ceux formés et financés par les Kurdes (Barzani et Talabani). Ils n’ont de Turkmène que le nom et sont au service des intérêts kurdes.

Dans la première catégorie, il y a :

 

- Le Front Turkmène Irakien est une organisation politique composée de plusieurs partis et associations civiles turkmènes, présidé par le Dr. Saadettin Ergeç. Le Front Turkmène Irakien présente sa propre liste dans la province d’Erbil, partout ailleurs en Irak, le Front Turkmène Irakien est entré en coalition avec la liste Iraqiya menée par Monsieur Iyad Allaoui.

- L’Union Islamique des Turkmènes d’Irak,  parti présidé par Monsieur Abbas al-Bayati. Il présente ses candidats et est entré en coalition avec la liste de Dawlat al-Kanoun menée par Nouri al-Maliki.

- Le parti  AlKarar al Turkmani, présidé par Monsieur Farook Abdullah, fait également partie de la coalition Dawlat al-Kanoun de Nouri al-Maliki.

- Le Parti de Türkmeneli  présidé par Monsieur Riyad Sarikahya se présente aux élections dans la coalition menée par Ammar al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique irakien.

- Le mouvement sadriste turkmène de Monsieur Fawzi Akrem Terzi,  fait aussi partie de la coalition d’Ammar al-Hakim. Il est tête de liste dans la province d’Erbil.

 - Le Parti d’Adalat Turkmène, présidé par Monsieur Anwar Bayrakdar est entré dans la coalition d’Al –Tawafuk Al-Iraqi de Ussama Tawfiq Mukhlif.  

 

   Les autres partis, soi-disant turkmènes, se présentant aux prochaines élections sont au nombre de trois. Ils sont tous dans la coalition kurde Barzani + Talabani. Je ne tiens ni à retenir leurs noms, ni à dire quoi que ce soit à leur sujet. Pour nous, ce sont des partis « cartooniques », c'est-à-dire fabriqués par les Kurdes pour diviser les Turkmènes et assimiler ceux qui sont sous leur contrôle, ou qu’ils emploient.

 

2) Quelles sont leurs principales revendications 

  Les principales revendications des six partis que j’ai cités sont :

- Préserver l’unité de l’Irak.

- Faire reconnaître les Turkmènes d’Irak comme étant la troisième communauté principale d’Irak avec des droits et des devoirs égaux à ceux reconnus aux Arabes et aux Kurdes en Irak, notamment la reconnaissance de la langue turkmène (le Turc) comme la troisième langue officielle du pays, la participation effective de la communauté turkmène à tous les niveaux du pouvoir en Irak par l’inclusion de leurs représentants politiques dans les organes suprêmes qui dirigent le pays, comme le Conseil de la Présidence, le Conseil du gouvernement, la Présidence du Parlement, le Conseil supérieur de la justice, les états majors de l’armée, de la police et de la sécurité. Les Turkmènes sont exclus de ces organismes depuis l’invasion de l’Irak car le pouvoir politique, sous l’occupation anglo-américaine, dès le 9 avril 2003, a été attribué sur une base ethnico-confessionnelle et exclusivement aux partis ayant collaboré avec les occupants (Kurdes, chiites, et sunnites).

- Modifier la constitution irakienne ou bien écrire une nouvelle constitution moderne compatible avec notre temps en éliminant les terminologies absurdes inclues dans l’actuelle, notamment les territoires contestés et les articles périmés, comme l’article 140 qui concernait l’avenir de la province de Kirkouk, dénommée Al-Tamim par le régime précédent en 1972. La question centrale est l’avenir et l’appartenance de sa capitale, Kirkouk, avec ses énormes gisements pétroliers qui est  historiquement et culturellement turkmène depuis plus de 8 siècles.

   Il est nécessaire de rappeler que Kirkouk a subi deux politiques successives de modifications ethniques ces quatre dernières décades : une politique planifiée d’arabisation systématique et de modification ethnique en faveur des Arabes par le régime précédent entre 1968 et 2003 ; puis une politique préétablie de kurdification et de modification ethnique en faveur des Kurdes. Cette dernière a été plus étendue, plus rapide et plus violente que la précédente. Sa mise en œuvre a débuté le 10 avril 2003 avec l’accord et la complicité des forces d’invasion américaines, quand les milices des partis kurdes « peshmerga » de Barzani et Talabani ont occupé Kirkouk.

- Obtenir pour les Turkmènes d'Irak l'autonomie dans leur région, c'est à dire la région à majorité turkmène d'Irak appelée la Turkmeneli, située entre celle à majorité arabe et celle à majorité kurde. La Turkmeneli s'étend de Tel Afar à l'ouest de Mossoul jusqu'à Bedre, à l'est de Bagdad.

 

- Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été confisquées par le régime précédent et qui n’ont pas encore été libérées ou rendues.

- Récupérer toutes les propriétés et les terres agricoles appartenant aux Turkmènes qui ont été occupées et confisquées par les milices kurdes depuis le 10 avril 2003.

- Libérer l’Irak des forces d’occupation étrangères.

- Faire de l’Irak un pays unifié, démocratique et moderne, où tous les citoyens seront égaux.

 

3)  Qu’en est-il de la situation à Kirkouk ?

   La situation actuelle à Kirkouk, qui perdure depuis le 10 avril 2003, n’est ni satisfaisante ni acceptable pour les Turkmènes. Depuis cette date, Barzani et Talabani ont été autorisés, en  collaboration avec l’occupant, à installer leurs peshmergas et plus de 600.000 individus venus de la région autonome kurde pour modifier la composition démographique de la ville. Parmi eux, il y a même des Kurdes non-Irakiens… Cette situation, intolérable, est également dénoncée par les Arabes de Kirkouk.

   Si la nouvelle loi électorale a été aussi difficile à être votée, c’est bien à cause de sa contestation par les Turkmènes et les Arabes de Kirkouk. Grâce à elle, le résultat des élections pour la province  ne sera valable qu’un an. Il sera conditionné à la vérification de l’authenticité des listes d’électeurs établies par les autorités kurdes. S’il s’avère qu’elles ont été gonflées en faveur des Kurdes, une nouvelle liste sera établie et de nouvelles élections législatives auront lieu.

   Nous, Turkmènes, espérons que les élections législatives du 7 mars 2010, qui se dérouleront selon le principe de listes ouvertes, amèneront au parlement une équipe plus patriotique et nationaliste irakienne et moins confessionnelle. Nous espérons qu’elle maintiendra Kirkouk dans un Irak unifié. Nous espérons enfin que la nouvelle majorité rejettera catégoriquement la revendication hégémonique et injustifiée des Kurdes sur la ville et sur les soi-disant « autres territoires contestés ».

 

(31/1/10)

 

Lire aussi :

Les Turcomans : peuple oublié ou marginalisé (mai 2007)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/turcomans-peuple-oublie-ou-marginalise-mai-2007--1982366.html

Interview du Dr. Hassan Aydinli (janvier 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Turcomans_Interview_du_Dr_Hassan_Aydinli_20105-1985558.html

 

Par Gilles Munier
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 10:28

Irak: le retour de la franc-maçonnerie

par Gilles Munier (Afique-Asie - Janvier 2010)

 

La franc-maçonnerie est de retour en Irak. Présente dans le pays dès la fin du 19ème siècle, au sein des organisations secrètes qui ourdissaient le renversement du sultan ottoman Abdul Hamid II, elle s’est véritablement  implantée en Mésopotamie pendant l’occupation du pays par les Britanniques. Interdite après la révolution républicaine du 14 juillet 1958 pour collaboration avec l’ennemi, accusée d’espionnage, elle est réapparue plus ou moins ouvertement depuis avril 2003 à l’initiative des loges militaires étatsuniennes, anglaises, voire italiennes, ou des opposants regroupés par la CIA dans le Congrès National Irakien d’Ahmed Chalabi.

 

L’effondrement de l’Empire Ottoman sous les coups de boutoirs des Jeunes-Turcs et de leur Comité Union et Progrès - dont les dirigeants étaient liés au Grand Orient de France (GODF) ou à celui d’Italie - projeta la Mésopotamie dans l’orbite britannique. La franc-maçonnerie qui y aurait été introduite par Youssef al-Hajj, un journaliste libanais, futur Grand maître régional, s’y est développée dès la Première guerre mondiale à l’initiative des loges de l’Armée des Indes. La première, dite Mesopotamia 3820, date de 1917, celle de Bagdad, de 1919. Dans les années 50, neuf loges opéraient en Irak pour le compte de la Grande Loge d’Angleterre, plus la Loge Faïha de rite écossais. Son interdiction, suite à l’abolition de la monarchie par le général Kassem, fut criminalisée en 1975 par le Parlement irakien qui vota une loi l’assimilant à une organisation sioniste, et on n’entendit plus parler des francs-maçons irakiens ensuite, si ce n’est parmi les monarchistes réfugiés à Londres.

 

Lorsque George Bush père - ancien directeur de la CIA, Souverain Grand Inspecteur Général (33°degré du Rite écossais ancien et accepté)  - prit la décision d’attaquer l’Irak, il allait de soi que la franc-maçonnerie serait aussi de la partie, mais il fallu attendre la dernière guerre du Golfe pour que ses activités publiques soient connues.

 

Une loge dans un attaché case !

En décembre 2006, Richard Filippi, membre de la Loge du roi Salomon, a raconté dans la revue maçonnique Philaleths, sa première rencontre avec un franc-maçon irakien. C’était en 2001, dans un ascenseur, lors d’un stage de formation organisé en Floride, pour étudier les relations que devaient entretenir les civils et les militaires dans un pays « libéré ». Des membres du Congrès National Irakien y participaient. Parmi eux, le lieutenant-colonel kurde Yarab, un opposant réfugié aux Etats-Unis après la Première guerre du Golfe. Au cours d’une pause, l’homme avait pris l’ascenseur avec lui, bloqué l’appareil entre deux étages, et lui avait demandé: « Vous êtes l’un d’entre eux, n’est ce pas ? ». Il avait d’abord cru avoir à faire à un dingue. Ce n’est que lorsque le Kurde a montré sa main droite et le signe dessiné qu’il comprit. Il répondit « Oui », à tout hasard. Yarab, enthousiaste, lui dit : « Moi aussi, frère ! ». Alors, ils devinrent comme des amis d’enfance, dit Filippi. Yarab lui apprit qu’il y avait encore des francs-maçons en Irak, même s’il n’y avait pas de loge. Son grand-père, ancien colonel, en était un.  

 

La première manifestation visible de la franc-maçonnerie en Irak depuis son interdiction fut la création de la Loge Terre, Air et Mer n°1 par la Grande Loge de New York, en mai 2005. Sur la base de Balad, près de Ramadi, le major Walter, son grand maître, remercia le « Grand Architecte de l’Univers » pour cet événement qui permettrait peut être, dit-il, de faire « sortir une loge irakienne de la clandestinité ». Il attend toujours ! Emulation oblige, La Lumière du Nord annonça que le « frère .˙. » Sam Lee - de la Loge Maître de Hiram 40, de Caroline du Nord - organisait des réunions maçonniques sous la tente, en plein désert. Et, dans la foulée la Grande loge du Nebraska lança le programme « Une loge dans un attaché case » (!), celle du Massachusetts, l’opération Masonic Troop Support Program, tandis qu’à Bagdad, la Loge militaire Euphrate 152 se mobilisait pour lutter contre le suicide dans les forces armées. Aujourd’hui, il n’est pas rare qu’un « frère .˙. » muté dans une base en Irak ou en Afghanistan s’enquiert sur Internet pour savoir s’il y a un temple maçonnique. A lui ensuite de vérifier si la loge dont il dépend aux Etats-Unis reconnaît l’obédience qui y opère. La plupart des grandes loges sudistes, par exemple, pratique toujours la ségrégation et refuse de reconnaître celle de Prince Hall, la franc-maçonnerie noire. 

 

Les sectes islamiques en ligne de mire

Les anciens opposants à Saddam Hussein étant trop discrédités pour recruter de nouveaux membres, les maçons étrangers approchent les « kolabos » de tous poils, militaires ou tribaux, ou potentiels : les universitaires et les notables religieux avec une prédilection pour les cheikhs des confréries soufies et des sectes chiites, en raison des concordances entre leurs rituels et secrets et ceux des obédiences maçonniques*. Les loges mères américaines espèrent attirer des nationalistes modérés proches de la résistance, comme la CIA a recruté des membres d’Al-Qaïda en Mésopotamie pour ses milices tribales. Pour les patriotes irakiens, le scénario est cousu de fil blanc. Il est en tous points identique à celui joué par la franc-maçonnerie à l’époque coloniale. Les loges s’investissent d’abord dans l’aide à l’émigration et dans l’action humanitaire, puis elles se transforment en laboratoire d’idées permettant de reconstruire la société sur des bases conformes aux intérêts de l’occupant. Le magazine Freemason Today décrivait fin 2005 les distributions de crayons et de cahiers à colorier, à Bassora, par des francs-maçons écossais et anglais poursuivis par des enfants criant : « Mister, donne moi un dollar ». Le journaliste ne cachait pas que les « frères .˙. » étaient aussi reçus par des jets de pierres. Il ne fait aucun doute que les franc-maçons irakiens devenus opérationnels risqueront, eux, tout simplement leur vie.

 

En 1964, conscient des menaces qui pesaient déjà sur les francs-maçons arabes, le Grand maître jordanien Fahmi Sidqi al-Amari parlait franchement d’instrumentalisation des loges par les occidentaux et Israël, expliquant à la convention mondiale de la maçonnerie, que « la maçonnerie est plurielle ; les impérialistes l’utilisent dans leur but, les  sionistes dans le leur ». Même si, à la différence des francs- maçonneries anglo-saxonnes, le Grand Orient de France s’est opposé à la dernière guerre du Golfe, c’était pour proposer de « chasser Saddam Hussein par d’autres moyens ». L’obédience française qui a joué un rôle dans l’essor des mouvements indépendantistes arabes dans l’Empire ottoman, est  dénoncée, depuis, pour son athéisme. Au Proche-Orient, par les temps qui courent, c’est rédhibitoire.

 

* Lire Secrets initiatiques en Islam et rituels maçonniques, Jean-Marc Aractingi et Christian Lochon (L’Harmattan, 2008).

 

Appendice :

La franc-maçonnerie arabe

La franc-maçonnerie est interdite dans les pays arabes, à quelques exceptions près. En Jordanie, depuis la mort du roi Hussein qui en était membre, elle adopte un profil bas. Elle est tolérée au Maroc avec des loges affiliées à la Grande Loge Nationale de France, et demeure très active au Liban où la plupart des obédiences occidentales sont représentées. En Egypte, proscrite par le Président Gamal Abdel Nasser après l’expédition de Suez, elle serait en voie de reconstitution. Bien que l’influent Institut de Droit Islamique de La Mecque ait émis une fatwa, en juillet 1978, déclarant que la franc-maçonnerie est « un danger pour les musulmans », et traité ses membres de « mécréants », plusieurs loges opèrent en Arabie Saoudite – la plus connue est l’Etoile de l’Est - sur les bases militaires américaines, ce qui est également le cas au Koweït et au Bahreïn.

Afrique Asie :

http://www.afrique-asie.fr/images_articles//AA51/Irak.pdf

Par Gilles Munier
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 08:48

Halabja, procès en catimini

Talabani accuse un rival

d’être responsable du massacre

 

Le 17 janvier dernier, la Haute Cour pénale irakienne - ex Tribunal spécial irakien, créé en 2003 par les autorités d’occupation - a condamné à mort Ali Hassan al-Majid  pour avoir ordonné le bombardement au gaz de la ville kurde de Halabja, le 16 mars 1988. A l’époque, l’Irak était en guerre avec l’Iran et il coordonnait les activités militaires et de renseignement dans le nord du pays. La peine capitale prononcée à son encontre par le juge Aref Abdoul-Razzak al-Chahine étant courue d’avance, la tenue du procès avait été fixée d’un commun accord par Nouri al-Maliki et Massoud Barzani, pour tomber avant les élections législatives, alors prévues fin janvier.

 

Le procès de Hassan al-Majid ayant été uniquement instruit à charge, il est bon de rappeler que la bataille de Halabja a été provoquée par l’entrée au Kurdistan irakien d’une colonne de Gardiens de la révolution iranienne (Pasdarans), guidée par un groupe de peshmergas de l’Union Populaire du Kurdistan (UPK), le parti de Jalal Talabani, actuel président de la République. En pleine guerre Iran-Irak, c’était un acte de trahison.

 

L’opération Val Fajr-10

Arrivés près de la ville, les Iraniens s’étaient emparé d’une garnison irakienne, et - selon le témoignage d’un ancien ambassadeur de France à Bagdad - égorgé les prisonniers et leur famille. A Téhéran, les mollahs organisateurs de cette opération, baptisée Val Fajr-10, savaient ce qui risquait de se passer ; les chefs de l’UPK probablement aussi. A chaque fois que les Iraniens perçaient dangereusement les lignes irakiennes, les gaz étaient utilisés pour les repousser. Malgré le danger, l’UPK avait ordonné à la population de Halabja de se rassembler pour accueillir leurs « libérateurs ». Qu’est-il arrivé ensuite ? En avril 2003, George Bush et ses alliés kurdes avaient promis un procès retentissant. Il s’est déroulé en catimini, ou presque ; comme si Halabja n’intéressait plus grand monde. La presse internationale, qui avait fait du massacre le nerf de la campagne de diabolisation de Saddam Hussein, était absente. Quid alors des preuves et des révélations annoncées depuis plus de vingt ans ? On aurait aimé entendre des experts expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour-là, documents à l’appui, et savoir quels pays occidentaux avaient livré le ou les gaz aux belligérants, car dans ce domaine les Iraniens n’étaient pas en reste. Les pasdarans avaient – les premiers - utilisé du gaz au cyanure dès le début de la guerre Iran-Irak, à Mouhamarra (Khorramchahr, en persan), pour casser l’offensive irakienne en Arabistan (Khouzistan, en persan), et au Kurdistan iranien en 1982 et 1987, selon un témoignage du regretté docteur Abderrahman Ghassemlou, secrétaire du Parti Démocratique Kurde d’Iran.

 

Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise…

Que l’armée irakienne ait utilisé du gaz pour annihiler l’offensive iranienne sur son territoire ne fait pas de doute, mais pourquoi escamote-t-on les documents accusant l’Iran d’en avoir fait autant au cours de la bataille, et à Halabja précisément ? Le 4 mai 1990, le Washington Post a résumé un rapport classifié de l'Army War College affirmant que l’interception par les Etats-Unis des communications échangées sur le champ de bataille désignait l’Iran comme l’auteur du bombardement au gaz de Halabja. Les Pasdarans croyaient que la ville avait été reconquise… Ce rapport, co-rédigé par le docteur Stephen Pelletiere, analyste de la CIA spécialiste de l’Irak, précisait que l’Irak ne possédait pas le type de gaz utilisé à cet endroit.

Ali Hassan al-Majid sera sans doute pendu dans les prochaines semaines (1), mais l’affaire du massacre de Halabja ne sera pas close pour autant. Le site kurde Rudaw.net a révélé qu’il y a deux mois, pendant l’assemblée plénière de l’UPK, Jalal Talabani a accusé son ancien n°2, Nawshirwan Mustafa -  aujourd’hui chef du Gorran (Changement), mouvement kurde d’opposition - d’être responsable du bombardement. Que voulait-il dire exactement ? Il est vrai qu’ « Oncle Jalal » était à Londres au moment des faits, tandis que Nawshirwan dirigeait la guérilla séparatiste sur place, mais il est impensable que la participation de l’UPK à l’offensive Val Fajr-10 ait été décidée sans son accord. La vérité finira par éclater. Le déballage en famille s’annonce nauséabond, surtout quand on sait que Peter Galbraith* - impliqué aujourd’hui dans un scandale pétrolier impliquant le gouvernement kurde de Massoud Barzani - est à l’origine de la campagne accusant Saddam Hussein d’avoir « massacré son propre peuple ». Aujourd’hui, on comprend mieux pourquoi le 16 mars 2006, lors de la cérémonie anniversaire du massacre, la population de Halabja a incendié le monument qui le commémore. Le détournement des dons qui y sont recueillis, au bénéfice des victimes civiles de la bataille, n’était dans doute pas la seule raison de la fureur des manifestants.

(1) Article mis en ligne le 24/1/10. Ali Hassan al-Majid a été pendu le lendemain.

 

* AFI- Flash n° 98 (15/12/09) - Peter Galbraith et les pétrodollars du lobby kurde

http://www.france-irak-actualite.com/article-lobby-kurde-40540654.html
Par Gilles Munier
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 12:25

Nouvelles d’Irak (20/1/10)

 

Tarek Aziz hospitalisé – Le Vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a été hospitalisé d’urgence le 17 janvier sur la base américaine de Balad (ex Al-Bakr), près de Ramadi, suite à une nouvelle attaque cardiaque. Il aurait perdu l’usage de la parole. Sa famille n’a pu obtenir de nouvelles de son état de santé, ni des autorités américaines, ni irakiennes. Son décès en prison les arrangerait beaucoup. Il est scandaleux que dans son cas, comme dans d’autres, la Croix-Rouge n’intervienne pas pour le faire libérer pour raison de santé.

Pour les dirigeants irakiens arrêtés après l’invasion, le compte à rebours vers les chambres de torture de Nouri al-Maliki a commencé: ils seront bientôt livrés au régime de Bagdad par leurs geôliers étasuniens.

Lire : Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop

http://www.france-irak-actualite.com/pages/tarek-aziz-l-homme-qui-en-sait-trop-juin-2008--1982315.html

 

Les mensonges de Tony Blair - 52% des électeurs britanniques, selon un sondage publié par The Sunday Times (17/1/10), croient que Tony Blair les a « délibérément induits en erreur » en affirmant que l’Irak possédait des armes de destruction massive et, selon l’institut YouGov, 23% qu’il devrait être poursuivi pour crime de guerre.

 

Relance des projets de partition – Débit janvier, Ammar al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique d’Irak (pro iranien), a relancé le projet de création d’un « Chiitistan » dans le sud de l’Irak, après une rencontre au cours de laquelle il a discuté avec Massoud Barzani des possibilités d’alliance après les élections législatives de mars.

http://www.roadstoiraq.com/2010/01/13/breathing-new-life-into-the-south-federate-project/

 

Les armes de la Croisade – La Trijicon, située à Wixom dans l’Etat du Michigan, grave un code « secret » renvoyant à un extrait de l’Evangile, sur les armes livrées  aux troupes américaines en Irak et en Afghanistan. Par exemple, 2COR4:6 pour Second Corinthiens, chapitre 4, verset 6 : Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ , ou JN8:12 pour Jean, chapitre 8, verset 12 : Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie).

http://www.alternet.org/blogs/peek/145236/shocking_report%3A_u.s._military_weapons_inscribed_with_secret_%27jesus%27_bible_codes/

 

Mercenaires africains - En juin 2009, en Irak, sur un total de 193 000 mercenaires, il y avait 11 580 étrangers armés et 54 768 non armés, originaires principalement d’Afrique de l’Est. La majorité des mercenaires africains serait Ougandais et Kenyans, payés 400 à 500 dollars par an (nourris et logés), tandis que les Sud-africains en recevraient 7 000. Selon l’ancien ministre ougandais du Travail, Mwesigwa Rukutana - aujourd’hui ministre de l’Education - ce commerce rapporte plus que l’exportation de café.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e976f772-03b0-11df-803b-1251528cf76d|1

 

« IED volants » - Les troupes d’occupation américaines qui ont remplacé les Britanniques dans le sud de l’Irak craignent désormais les IRAM (Improvised Rocket-Assisted Munition) ou « IED volants ». Les Américains accusent l’Iran de les fabriquer et de les avoir livrés à des membres de l’Armée du Mahdi.

http://news.yahoo.com/s/mcclatchy/20100115/wl_mcclatchy/3401457

 

Retour des escadrons de la mort – A Bagdad, la fondation de charité Mawteni a été attaquée par des individus masqués qui ont mitraillé son personnel tuant 7 employés. Une voiture piégée placée devant le bâtiment a explosé à l’arrivée de la police.

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/iraq/article6993405.ece#cid=OTC-RSS&attr=797093

 

Médecins armés – Les médecins irakiens sont souvent rackettés, kidnappés ou menacés de mort. Dans le sud du pays, lorsqu’un de leurs patients décède, la famille les juge responsables et réclame le « prix du sang ». Ils sont désormais autorisés à porter une arme.

http://www.aina.org/news/20100118103816.htm

 

Recensement - Le recensement de la population irakienne, estimée aujourd’hui à 30 millions d’habitants, devrait se dérouler en octobre prochain. On s’attend à des contestations et à des troubles dans la région pétrolière de Kirkouk littéralement envahie par les Kurdes, depuis avril 2003, pour obtenir son rattachement à la Région autonome du Kurdistan.

 

Brut au marché noir - Un trafic de pétrole brut impliquant des membres de la nouvelle armée irakienne a été découvert. Le pétrole est pompé directement sur les pipelines, avec la complicité de leurs gardiens, entre Baiji et Mossoul, ou Mushahada et Hindiya. Il est ensuite vendu sur le marché intérieur, notamment aux propriétaires d’usines de fabrication de briques.

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=62192&s2=17

 

Chiens enragés - A Bagdad, la nuit, des centaines de chiens abandonnés, devenus sauvages, attaquent parfois en bandes. Certains sont enragés. La fourrière manque de moyens pour lutter contre le fléau, et de gardes pour protéger son personnel des tirs des milices.

Par Gilles Munier
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 18:16

Entretien n°1                                                           

Baghdad Operation Center

7 février 2004

 

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous titres et notes : Gilles Munier

 

Seul Dieu ne commet pas d’erreurs…

« Pensez-vous que je dirais à mes ennemis

 si j’ai commis une faute ? »

 

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 7 février dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport  International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein (1) a fourni les informations suivantes :

   Hussein a déclaré qu’il servait le peuple irakien depuis très longtemps. Il considère que ses plus belles réussites ont été son programme social et les progrès obtenus dans les secteurs économiques, ainsi que la promotion de l’éducation, l’amélioration du système de santé ; le développement de l’industrie, de l’agriculture et d’autres domaines qui ont augmenté le niveau de vie général des Irakiens. 

   En 1968, le peuple « n’avait virtuellement rien ». La nourriture était rare, tant dans les villages que dans les villes. Les terres agricoles étaient négligées et les méthodes de production, primitives. L’économie dépendait exclusivement de la production pétrolière, celle-ci étant pour la plus grande partie exportée par des compagnies étrangères, sans contrôle gouvernemental. Comme le pays produisait peu, la plupart des biens était importée, le système de santé était « primitif » et le taux de mortalité chez les pauvres, très élevé. Chez les enfants, il était estimé entre 40% et 50%. Le taux d’alphabétisation tournait autour de 27% bien que ceux considérés comme « alphabétisés » ne possédaient aucune véritable compétence dans l’une ou l’autre des matières. Les routes étaient quasi inexistantes dans les régions rurales et « très mauvaises » en ville. Même à Bagdad, les chances de poursuivre des études universitaires étaient limitées. Seules quelques villes avaient une faculté. En règle générale, seuls les riches pouvaient envoyer leurs enfants à l’université.

   Hussein a amélioré la situation dans tous ces secteurs. Il considère cela comme sa plus grande réalisation, son « service » au peuple irakien.

 

Ce qui compte, c’est ce que le peuple

pensera de lui dans 500 ou 1000 ans

    A la question sur les fautes qu’il a commises, Hussein a répondu que tous les êtres humains en font.  Seul Dieu ne commet pas d’erreurs. Il a noté que l’interrogateur était « intelligent » et qu’il semblait avoir lu ses précédentes interviews. Hussein a dit : « Il se peut qu’une conversation entre deux personnes éduquées ne soit pas  utile ou un échec». Si quelqu’un dit qu’il est parfait, alors il se prend pour Dieu. Hussein a précisé que tous ses efforts n’étaient pas vus par tout le monde comme une réussite. Hussein a ensuite comparé ce que certains ont dit de lui et les opinions qu’il ne partage pas sur le système américain de gouvernement dont il est « peu convaincu ». Il a souligné que quelque 30 millions d’individus vivent dans la pauvreté aux Etats-Unis mais que les Américains ne considèrent pas cela comme « un crime ». Hussein a dit qu’il n’aurait jamais accepté une telle situation en Irak. A la question réitérée sur ses erreurs, Hussein a répondu : « Pensez-vous que je dirais à mes ennemis si j’ai commis une faute ? ». Il a dit qu’il ne signalerait pas ses erreurs à un ennemi, l’Amérique. Il tint à signaler que pour lui, l’interviewer n’était pas à un ennemi, ni le peuple américain, mais que c’était le système américain de gouvernement.

   Hussein a déclaré qu’il n’est pas seulement important de savoir ce que le peuple dit ou pense de lui maintenant, mais ce qu’il pensera de lui dans l’avenir, dans 500 ou 1000 ans. Ce qui importe est ce que Dieu pense. Si Dieu croit en quelque chose, Il convaincra le peuple de le croire. Si Dieu n’est pas d’accord, ce que le peuple pense n’a aucune importance.      Hussein a ajouté qu’un « traître » a fourni le renseignement qui a conduit à sa capture. En tant qu’ « hôte » du lieu, et en tant qu’Irakien, il n’aurait pas dû être livré aux forces US. Les petits-enfants de ce « traître »  le rendront responsable devant les générations futures.

   Hussein croit que, plus tard, il sera connu pour son équité et la façon dont il a «fait face à  l’oppression ». Enfin, ce que les Irakiens penseront dépendra d’eux. Hussein a déclaré que les Irakiens ne compareront pas les dirigeants de l’époque préislamique à ceux de la période islamique.

   Hussein croit que les citoyens irakiens ont eu la possibilité d’exercer leur droit à s’autogouverner comme le garantissait la Constitution intérimaire de 1990, parce que le peuple avait un chef et un gouvernement pour le conduire.

   Hussein pense que l’Irak « ne mourra pas ». L’Irak est une grande nation maintenant comme il l’a été à certaines époques de l’histoire. Les nations n’atteignent le «sommet » généralement qu’une fois. L’Irak, cependant, y est parvenu de nombreuses fois, avant et après l’Islam. L’Irak est le seul pays dans l’histoire du monde qui ait fait cela. Dieu a donné ce « don » au peuple irakien : quand le peuple irakien tombe, il se relève. Hussein pense que le peuple irakien « prendra  les choses en main », se gouvernera et, avec Dieu, décidera de ce qui est bien. Hussein espère que l’Irak progressera dans tous les domaines, financier, religieux, etc… Il a ajouté, qu’en tant qu’humaniste, il souhaite qu’il en soit de même pour le peuple américain.

 

« Je souhaite qu'il y ait d'autres partis que le Baas »

    On a cité à Hussein un passage du livre « Zabiba et le Roi » (2), qui lui a été communément attribué, où les députés crient « Vive Zabiba, Vive le peuple, Vive l’armée ». Les députés ne crient pas « Vive le Roi ». On a demandé à Hussein s’il pensait que le peuple irakien l’oublierait ou ne l’acclamerait plus. Il a répondu : « Non, cela est entre les mains de Dieu ». Hussein a souligné que le sujet principal du livre n’est pas le roi, mais le peuple. Il a ajouté que Dieu venait en premier, puis le peuple. Hussein a ajouté que Jésus Christ était considéré comme «homme du peuple », de même que Marie et que le Christ avait vécu parmi le peuple. Etre loyal est une chose bénie, être un traître est la pire des choses. Hussein a déclaré : « Dieu voulait nous dire de ne pas être surpris si des gens vous trahissent ». Hussein a terminé cette partie de l’entretien  en disant « un prisonnier ne peut rien faire pour le peuple ». Il a dit qu’il devait toujours avoir foi en Dieu et a répété : « C’est entre les mains de Dieu ».

   Hussein a affirmé que le Front Progressiste National a existé comme parti politique tout d’abord sous le nom de Front National de 1970 à 1974. Il comprenait le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK), le Parti Communiste et le  Parti Baas. Les partis politiques en Irak comme c’est le cas dans les autres pays, manifestaient leurs différences. Certains groupes, dont les Kurdes, ne croyaient pas au socialisme dans les mêmes termes idéologiques que le Parti Baas. En 1991, la Constitution n’ayant pu être votée en raison de la 1ère Guerre du Golfe, le Front Progressiste National ne put voir le jour.

   Hussein a estimé que tout individu, loyal à l'Irak et au peuple, fait partie du Baas. Le parti Baas assume la responsabilité des succès et des erreurs. En 1989 et encore en 2002, Hussein a essayé, en vain, de convaincre ses « collègues » de la nécessité du multipartisme car, selon lui, un seul parti n’était pas bon pour l’Irak. Il dit : « La vie n’accepte pas une seule idée, elle n’accepte qu’un seul Dieu ». Hussein a poursuivi en disant qu'un système politique semblable à celui des Etats-Unis, avec de multiples partis, générerait de nombreux « traumatismes » au peuple irakien, car il serait contraint de l’accepter. Hussein a dit : « Je souhaite qu'il y ait d'autres partis que le Baas ». Les divergences, que ce soit dans une famille, dans un gouvernement, ou au sein du peuple, sont bonnes. Hussein a conclu cette partie de la discussion en constatant : « Aujourd'hui, les seuls partis existant en Irak sont ceux qui ont des armes ».

 

Le peuple résiste

sous la « bannière » de Hussein

    On a lu à Hussein un autre passage de « Zabiba et le Roi » où il est écrit : «  Je suis un grand dirigeant. Vous devez m’obéir. Et pas seulement cela, vous devez m’aimer ». On lui a ensuite demandé si un dirigeant peut atteindre la grandeur par ses réalisations ou l’obtenir par la peur. Hussein a répondu que la peur ne peut ni faire pas un dirigeant ni qu’il soit aimer du peuple. L’amour vient de la communication. L’ « auteur » de ce livre compare le Roi aux rois qui l’ont précédés. Il ne veut ni appuyer, ni favoriser l'idée de la monarchie auprès du peuple car « il » n'approuve pas cette forme de gouvernement. Ainsi, le Roi meurt et Zabiba vit comme symbole du peuple.

  Hussein croit que le peuple l'aimera plus après sa mort qu’à l’heure actuelle. Le peuple résiste à l'occupation de l’Irak, aujourd’hui comme hier, sous la « bannière » de Hussein. Bien que maintenant Hussein ne soit pas au pouvoir, mais en prison.

  Hussein a déclaré que le peuple aime une personne pour ce qu'elle a fait. Au cours de sa Présidence et avant il a beaucoup fait pour l’Irak. Il a conclu un accord de paix avec Barzani (les Kurdes) dans le nord en 1970. Il a nationalisé l’industrie pétrolière irakienne en 1972. Il a soutenu, en 1973, la guerre contre Israël en Egypte et en Syrie. L’Irak a survécu à huit ans de guerre contre l’Iran, de 1980 à 1988 et la Première guerre du Golfe peu après. L’Irak a vécu 13 à 14 ans de boycott. En dépit de ces souffrances et de ces malheurs, 100% des Irakiens votaient pour lui aux dernières élections. Pour Hussein, cela signifiait qu’ils soutenaient leur leader.

 

Notes :

(1) Curieusement, l’intervieweur George Piro, pourtant d’origine libanaise, appelle Saddam Hussein : « Hussein », alors que ce n’est ni son nom, ni son prénom, mais le prénom de son père. Le prénom Saddam signifie Le batailleur, Le combatif, voire Le cogneur. Lors de son procès, le Président irakien se présenta aux juges comme étant Saddam Hussein al-Majid.

 

(2) Le livre Zabiba et le Roi (par son auteur) est paru, en 2003, aux Editions du Rocher. Traduction en français sous la direction de Gilles Munier.

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Daps&field-keywords=zabiba+et+le+roi&x=0&y=0

 

Saddam Hussein est l’auteur de plusieurs romans. Ses poèmes, écrits en prison, sont pour la plupart en possession du FBI et du régime de Bagdad. L’un d’eux – « Ode à l’Irak », sorti clandestinement de prison en février 2006 - a été traduit pour le magazine Afrique Asie de janvier 2010 :

http://www.france-irak-actualite.com/article-saddam-hussein-poeme-de-prison-41953189.html

 

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

 

Entretiens FBI – Saddam Hussein : Introduction – Qui est « Mr George » ?

http://www.france-irak-actualite.com/article-entretiens-fbi-saddam-hussein-introduction--42995117.html

 

A suivre…

 

 

 

Par Gilles Munier
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Présentation

Profil

  • : Auteur du "Guide de l'Irak" (Ed. Picollec - 2000) et de "Les espions de l'or noir" (Ed.Koutoubia - 2009) A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", de Saddam Hussein (Ed.du Rocher)

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