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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 17:47

Par Gilles Munier
Un article de Georges Malbrunot, paru dans Le Figaro du 20 janvier*, à mis un terme à l’instrumentalisation nauséabonde de la mort de Gilles Jacquier, grand reporter de France 2, tué à Homs par un obus de mortier.


Dès l’annonce de son décès, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et quelques journalistes aux ordres ont accusé - sans preuves à l’appui - le « régime de Bachar al-Assad » d’être le commanditaire de cet « acte odieux » : «les responsables syriens étaient seuls à savoir qu'un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait», disait-t-on à l'Élysée qui sommait les autorités syriennes de faire « toute la lumière sur la mort d'un homme qui ne faisait que son métier : informer ».


Aujourd’hui, l’acte est toujours aussi odieux, mais il s’avère que le journaliste a été tué par l’Armée syrienne libre qui voulait « donner une leçon aux miliciens pro-Assad ». L’information était connue dès le lendemain de l’attaque. Le responsable de l'organisation des droits de l'Homme à Homs, à l’origine de la nouvelle, est prêt à témoigner devant une commission d'enquête.


Fermer le bureau de l’ASL à Paris

Le représentant de l’Armée syrienne libre (ASL) à Paris a déclaré que son organisation ne dispose pas de mortiers. Il ment effrontément. On sait maintenant qui a manipulé l’opinion publique, et ce n’est pas Bachar al-Assad… Y aura-t-il un candidat à l’élection présidentielle ou un parlementaire pour interpeller Nicolas Sarkozy sur la présence d’un bureau de l’ASL sur le sol français, exiger sa fermeture et l’ouverture d’une enquête sur ses activités ? Les officiers de la DGSE qui - selon Le Canard Enchaîné du 23 novembre dernier - forment en Turquie et au nord du Liban des déserteurs syriens à la guérilla urbaine, seront-ils rappelés ? Il faut absolument mettre un terme aux tentatives de déstabilisation de la Syrie par la France.

* Jacquier aurait  été victime d'une bavure des insurgés, par Georges Malbrunot
http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/20/01003-20120120ARTFIG00667-jacquier-aurait-ete-victime-d-une-bavure-des-insurges.php

Par Gilles Munier
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 10:29

Par Gilles Munier
On en sait aujourd’hui un peu plus sur les motifs de l’arrestation, puis de l’incarcération à la prison de la Santé, à Paris, de Mourad Dhina, militant algérien des droits de l’homme, ancien dirigeant du FIS (Front Islamique du Salut) à l’étranger.
Selon le Quotidien d’Algérie*, son arrestation porterait la signature du général Bachir Tartag, un « dur parmi les durs… qui aime lui même à se faire appeler Bombardier »,  à la direction la DSI (Direction de la Sécurité Intérieur) « qui fait office de police politique en Algérie ».
Mourad Dhina aurait rencontré un émissaire de Tartag quelques jours avant son voyage à Paris, et lui aurait posé, notamment, comme condition de son retour en Algérie, l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités dans la mort de 200.000 Algériens au cours de la décennie sanglante qui a suivi l’arrêt du processus électoral en janvier 1992  et à la dissolution du FIS. Mourad Dhina réclamait également la restructuration du DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité).
Le Quotidien d’Algérie se demande « quel intérêt à la France à participer à ce qui s’apparente à un avertissement de la part du nouvel homme fort de la police politique algérienne contre l’opposition radicale ? … La France, serait-elle, le seul pays, à ne retenir aucune leçon des bouleversements dans la région qui font que les opposants d’hier et d’aujourd’hui, sont et seront, les dirigeants de demain ? ».
En Algérie, la campagne pour les législatives bat son plein. En France, Nicolas Sarkozy, au plus mal dans les sondages, fait tout pour se faire réélire. Ceci pourrait expliquer cela. Comme on dit : « ça passe, ou ça casse ! ».

 * Les dessous de l’arrestation de Mourad Dhina
http://lequotidienalgerie.org/2012/01/19/les-dessous-de-larrestation-de-mourad-dhina
* Changement au DRS : la dernière carte de Toufik
http://lequotidienalgerie.org/2011/12/24/22944/

Par Gilles Munier
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 11:11

Mourad Dhina, opposant algérien, un des membres fondateurs du Mouvement Rachad (Droiture), a été interpellé à Orly lundi dernier suite, semble-t-il, à une ancienne demande des autorités algériennes. Il s’apprêtait à rejoindre son domicile en Suisse - où il s’est réfugié en 1995 -  après avoir participé, à Paris, à une réunion du conseil exécutif de l’organisation.

Mourad Dhina est physicien, ancien chercheur au CERN (Laboratoire européen pour la physique des particules) et professeur à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich.  Il a dirigé le bureau exécutif du Front islamique du Salut (FIS) à l’étranger, organisation à laquelle il a adhéré après l’interruption, en 1992, du processus électoral en Algérie, et qu’il a quitté en 2004 en raison de divergence de stratégie politique. Il est directeur exécutif de la Fondation Alkarama, domiciliée à Genève, qui documente les cas de violations des droits de l’homme dans le monde arabe.

Le Mouvement Rachad, fondé en 2007, prône un changement de régime en Algérie par des moyens pacifiques. Il «bannit toute forme d’extrémisme, d’exclusion ou de discrimination et prône la non-violence». L’organisation dispose sur Internet et Eutelsat d’une chaîne de télévision : Rachad TV, dont une des particularités est d’interviewer sans acrimonie des acteurs de la scène politique algérienne, y compris n’appartenant pas à la mouvance islamique *.

Libérez Mourad Dhina
Mourad Dhina risque d’être extradé vers l’Algérie. Dans un communiqué, le Mouvement Rachad demande aux "autorités françaises de libérer immédiatement un militant algérien qui œuvre pacifiquement pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit dans son pays". Il appelle les « partisans de la liberté et des droits de l'homme » à « faire pression sur les autorités françaises pour obtenir sa libération » en précisant bien : « par des moyens pacifiques ».

La décision d’arrêter Mourad Dhina est absurde, préhistorique, à l’heure il n’est question, dans les pays arabes, que d’en finir avec l’autoritarisme stérile, la pensée unique, et la corruption. Son incarcération sert les intérêts des forces qui veulent neutraliser les militants hostiles à l’embrigadement, par les services secrets occidentaux, de courants dits «islamistes », comme c’est le cas en Libye, en Syrie et au Liban.

* Mourad Dhina à propos de Rachad TV
http://www.youtube.com/watch?v=rAZtcwJ-URY

Par Gilles Munier
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 08:28

Par Ramsy Baroud (revue de presse : Palestine Chronicle - extrait – 5/1/12)
Il est intéressant de savoir que la première visite officielle, hors de Gaza, du Premier ministre Haniyeh a été pour les Frères Musulmans, dans leur quartier général de Moqattam au Caire, avec lesquels il a partagé son message de résistance à l’occupation israélienne, d’unité nationale avec le Fatah et de solidarité avec les pays musulmans avant de poursuivre sa tournée.


Il va sans dire que la percée politique du Hamas en 2006 et les nombreuses tentatives pour l’isoler, le détruire vont marquer les nouveaux partis islamiques dans certains pays arabes. Sa capacité à survivre a inévitablement été enregistrée par les nouveaux politiciens musulmans en Egypte et ailleurs d’autant que les premiers fruits de la révolution égyptienne ont été récoltés par les partis musulmans. Hamas fait prudemment son chemin. Hamas est, a commenté Haniyeh, au Caire, « un mouvement djihadiste des Frères musulmans avec un visage palestinien ». (…)


Hassan al-Banna
et la libération de la Palestine
Un regard rapide sur les racines du mouvement des Frères Musulmans en Palestine montre que le commentaire d’Haniyeh est à peine exagéré. Dès la création du mouvement à Ismailiyya en Egypte en 1928 par, entre autres,  Hassan al Banna, il a vite trouvé en Palestine un écho pour rallier autour de  l’unité tous les musulmans de la région. Le premier lien a été tissé en Palestine par Abd al-Rahman al-Banna, le frère du fondateur, en visite en Palestine, avec sa rencontre avec le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini.


 Le mouvement devint visible au cours de la révolte de 1936 lorsqu’il fit connaître au reste du monde arabe le message de la Palestine sur un mode islamique : la cause palestinienne devint immédiatement sa mission centrale et sa vocation, avec à la tête du Comité général central pour l’Aide à la Palestine, Hassan al-Banna lui-même.


Plus tard, en avril 1948, quand la plupart des gouvernements arabes tarda à prendre la défense de la Palestine, le mouvement déploya trois bataillons de volontaires. Le nombre de ces volontaires, au cours de la guerre et ensuite sous la Nakba, varie, mais Hassan al-Banna, lui-même, notait, en mars 1948, qu’il y en  avait 1500.


Les relations entre les Frères Musulmans et la Palestine eurent des hauts et des bas mais elles ne furent jamais totalement rompues, même avant la création officielle du Hamas en 1987. Le mouvement fonctionnait sous des étiquettes différentes, mais toujours en liaison avec le mouvement en Egypte.


La rencontre entre Haniyeh et Badie au Caire doit être lue dans ce contexte historique car elle représente une réunion triomphale et une possible coordination ouverte qui redonnera vigueur à la branche palestinienne du mouvement et fournira au Hamas des moyens de pression accrus après des années d’isolement et en dépit des troubles politiques dans la région. (…)


Traduction: Xavière Jardez – Titre et sous-titre: AFI-Flash
Ramzy Baroud, journaliste international, est le directeur du site PalestineChronicle.com
Titre original et texte intégral: Hamas, the Brotherhood: reanimating history
http://palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=17369

Par Gilles Munier
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 10:09

par Michel Chossudovsky* (revue de presse : Mondialisation.ca – 10/1/12)
Plusieurs articles dans les médias britanniques confirment que les Forces spéciales britanniques (UKSF) entraînent les rebelles syriens.


Le modèle sous-jacent est similaire à celui de la Libye où les Special Air Services (SAS) britanniques étaient sur le terrain avant le lancement de l’intervention militaire de l’OTAN.


Une intervention de l’OTAN, calquée sur celle de la Libye, est envisagée en vertu de la responsabilité de protéger (R2P). L’Armée syrienne libre (ASL) est une création paramilitaire de facto de l’OTAN.


Les reportages confirment que des agents de l’armée et du renseignement sont déjà sur le terrain en Syrie :

  • Il y  de plus en plus de rumeurs indiquant que les Forces spéciales britanniques assistent d’une manière quelconque les forces alignées contre le régime syrien.
  • Des reportages de la fin novembre de l’an dernier mentionnent que les Forces spéciales britanniques ont rencontré des membres de l’Armée syrienne libre (ASL), le bras armé du Conseil national syrien. Le but apparent de ce contact initial était d’établir la puissance des forces rebelles et d’ouvrir la voie à toute forme future d’opération d’entraînement.
  • Des reportages plus récents ont indiqué que des Forces spéciales britanniques et françaises ont entraîné activement des membres de l’ASL sur une base en Turquie. Certains reportages mentionnent qu’un entraînement a lieu également en Libye et au nord du Liban. Des agents du MI6 britannique et du personnel de l’UKSF (SAS/SBS  - Special Boat Service) auraient entraîné des rebelles pour le combat en zone urbaine et leur auraient fourni des armes et de l’équipement. Des agents de la CIA et des forces spéciales des États-Unis apporteraient de l’aide aux rebelles dans le secteur des communications. (British Special Forces Training Syrian Rebels?, Elite UK Forces, 5 janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)
  • Ces reportages confirment sans équivoque une interférence étrangère dans les affaires d’un État souverain.


Il ne s’agit pas d’une révolte populaire.


L’insurrection ainsi que les meurtres de civils ont été commandités dès le début par des puissances occidentales.


Des agents des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Turquie fournissent des armes aux rebelles, en violation du droit international. Des reportages confirment que les rebelles sont des tireurs qualifiés et des membres d’organisations associées à Al-Qaïda.


La Grande-Bretagne se prépare à un combat en Syrie qui pourrait être plus important et plus sanglant que la bataille contre Kadhafi. Le ministre de la Défense dresse des plans secrets pour une zone d’exclusion aérienne sous l’égide de l’OTAN, mais celle-ci doit d’abord être appuyée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.


Alors que les troubles et les tueries s’intensifient au sein de l’État arabe en crise, un représentant de la sécurité a révélé que des agents du MI6 et de la CIA sont déjà en Syrie pour évaluer la situation.


Des forces spéciales discutent également avec des soldats dissidents.


Ils veulent savoir de quelles armes et de quels instruments de communications les forces rebelles auront besoin si le gouvernement décide de les aider.


Une source bien placée a affirmé : « Le MI6 et la CIA sont en Syrie pour infiltrer et connaître la vérité.  ».


 « Nous avons les SAS et les SBS qui ne sont pas très loin. Ils veulent savoir ce qui se passe et se renseignent sur l’équipement dont les soldats dissidents ont besoin. (Deborah Sherwood, Syria will be bloodiest yet, Daily Star, 1er janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)
Article original : Syria: British Special Forces, CIA and MI6 Supporting Armed Insurgency. NATO Intervention Contemplated
Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28529
* Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa

Par Gilles Munier
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Présentation

Profil

  • Ecrivain, journaliste indépendant, collaborateur du magazine Afrique Asie. Ouvrages: "Guide de l'Irak", "Les espions de l'or noir". A dirigé la traduction de "Zabiba et le roi", roman de Saddam Hussein.

Livre (seconde édition)


 

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